Nomade's land
17avr/08

Ca eût payé le tourisme…

Factures Edf, lettres d‘amour pour nos charmantes conseillères, ou encore questionnaires clients. Nous recevons chaque jour chez Nomade un abondant courrier. Y compris parfois quelques lettres déplaisantes.

Tenez, le courrier de Jocelyne de retour du Vietnam, qui nous dit :
"J’ai relevé le prix des repas, j’ai pris connaissance du salaire du guide et franchement, Nomade s’en met vraiment plein les poches."

Vous êtes quelques-uns régulièrement à nous faire ce type de calcul très aléatoire, et à estimer que Nomade a une marge XXL.

Erreur. On vous explique pourquoi.

Nous travaillons avec des partenaires locaux réputés pour leur fiabilité et la justesse de leurs prestations. Ces agences gagnent leur vie, embauchent des guides, paient des loyers, des assurances, des salaires et des charges sociales. Un salaire journalier de X dollars doit de ce fait être rapporté à un coût réel pour l’agence locale nettement plus élevé.

A Paris, nous avons également des coûts de fonctionnement (salaires et charges, impôts en tout genre, frais de brochure, loyer des agences à Paris, Toulouse et bientôt Lyon, etc…).

Et puis, entre eux et nous, il y a le transport aérien. Votre billet d’avion. Sur certains axes, il correspond souvent taxes aéroport comprises, à quasiment la moitié du prix total du voyage.

Tout cela donne donc un cadre de fonctionnement très coûteux aussi bien en France qu’à l’Etranger. Et extraire du contexte quelques données chiffrées n’a aucun sens. Et puis permettez nous aussi, Jocelyne, de vous interpeller à notre tour !

Vous Interrogez vous également le matin sur la marge dégagée sur le café payé 2€. Demandez-vous aussi comment des vendeurs de vêtements peuvent faire du bénéfice deux fois par an sur des articles dont ils ont baissé le prix de moitié ?

Un mot pour finir sur les paramètres économiques de notre activité. On estime qu’un tour opérator (créateur de voyages comme Nomade ) est bien géré, si il dégage une rentabilité nette annuelle après impôts de 1.5% à 2% de son chiffre d’affaire.

Un secteur comme l’informatique dégage de 10 à 12%. Et on vous passe les chiffres de la pharmacie ou de la finance.

Alors, plein les poches, Nomade, vraiment ?


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