Nomade's land
27mai/10

Sur la route de la soie : le Turkménistan

Par Armelle, Isabelle, Jean, Paul et Emmanuel

Ce ne fut pas Tintin chez les soviets, mais un séjour au Turkménistan donne une excellente idée de ce que fut le tourisme dans feu l'URSS.

Après un contrôle des visas particulièrement rigoureux à Sarakhs (sept contrôles de passeport successifs) nous arrivons dans le pays. Un paradis sur Terre ! Eau, électricité, gaz, sel et 120 litres d'essence par mois sont gratuits pour chaque citoyen Turkmène, à condition bien sûr de ne pas se mêler des affaires de M. le président Berdinmohammedov. Après quelques heures son visage nous est vite familier, son portrait ornant de nombreux édifices publics y compris certains hôtels (les hôtels appartenant tous a l'état). On peut le voir ainsi sur de grandes affiches prier (devant les mosquées), habillé en soldat (devant les bâtiments militaires), discutant avec des paysans (devant le ministère de l'Agriculture).

Les infrastructures du pays sont bonnes, grâce à l’argent du pétrole et du gaz dont le pays est riche, et tous les bâtiments officiels récents. Bouygues, notre BTPiste bien connu possède une telle part des marchés que la capitale Ashgabat est surnommée « Bouyguesgrad ». Et la route de la Soie dans tout ça ? Ne boudons pas le plaisir de pouvoir avoir Vodka, bière et narguilé sur la même table. Et de pouvoir admirer les magnifiques femmes turkmènes dans leurs robes multicolores. Du point de vue historique, les restes de la ville de Merv ne font pas justice à l’histoire fascinante de cette ville cinq fois détruite et cinq fois reconstruite. Quelques murs de sable et un mausolée ne valent pas les merveilles que nous avons vues en Iran. Le deuxième jour, nous remarquons que les repas du groupe se prennent systématiquement dans une salle séparée, pour éviter tout contact avec la population (La raison officielle étant que des turkmènes enivrés pourraient perturber notre repas). Youtube est bloqué comme en Turquie et en Iran.

En bref, trois jours de repos dans un bocal, nécessaires après notre périple en Iran, qui donnent une fenêtre surprenante sur le fonctionnement du tourisme soviétique de jadis.

A suivre...