Plus Julie, tu meurs !
Julie, récemment propulsée vers notre toute nouvelle agence lyonnaise (au 10 quai Tilsitt), nous fait part de sa chevauchée dans les steppes mongoles. Morceaux choisis :
Julie, la Mongolie à cheval c’était un rêve pour toi ?
Et comment ! En tant que spécialiste Asie centrale, je rêvais depuis longtemps de ces grands espaces. Cette terre du nomadisme par excellence qui, pour moi, incarne le mieux le concept de liberté.
Une randonnée à cheval est probablement la façon la plus authentique de découvrir ce pays et son peuple de cavaliers émérites.
Quel est le niveau requis pour se lancer dans une aventure comme celle-la ?
Il est vrai qu’une première expérience, ainsi que la maîtrise des trois allures, sont de rigueur. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir des années de pratique derrière soi. Les chevaux sont bien dressés et nous mettent rapidement en confiance. Zéro chute à déplorer pour dix jours de pur bonheur !
Un petit conseil, n’oubliez pas de vous munir d’une paire de guêtres, qui éviteront les frottements.
Quels types de paysages retrouve-t-on en Mongolie ?
De l’immense vallée de l’Orkhon aux sommets enneigés de l’Altaï, des forêts de mélèzes du Khangaï au désert de Gobi, des lacs de montagnes aux prairies verdoyantes du Khenti, les paysages sont très variés. En plus des paysages, les nombreuses rencontres avec les nomades et les visites de monastères font également partie des grands centres d’intérêt du voyage...
Quels sont tes plus beaux souvenirs ?
Les nombreux galops dans les steppes infinies où rien ne semblait pouvoir nous arrêter, nous nous sentions presque l’âme à reconquérir l’empire !
Mais aussi l’hospitalité des nomades lors de nos nombreux arrêts sous les yourtes, le réconfort de s’endormir au chaud près du poêle
Les troupeaux de chevaux en liberté partant au galop à notre approche, ou encore les jeux de lumières perçant les nuages sous un ciel nous semblant si proche…
Un prochain voyage en perspective ?
Oui, Fred Europe [chef de secteur Europe NDLR] m’a parlé d’une formation en Islande ! Je rêve déjà de cette nature démesurée, de ces immenses espaces sauvages et de ces phénomènes de géothermie. D’ailleurs, nous proposons également des randonnées à cheval en Islande !
Un peu, beaucoup, Anatolie…
Fabrice, notre spécialiste Moyen-Orient, nous revient tout juste d’un trip plein de surprises, jouxtant son secteur de prédilection : la Turquie. Un pays bien loin des clichés pas toujours flatteurs qu’on lui attribue parfois.
Moments choisis d’un repérage Angora…
La Turquie en repérage : pourquoi ?
Avant tout, c’est le seul endroit au monde où l’on peut dans la même journée randonner sur des alpages à chamois, redescendre à travers cirques rocheux et denses forêts de conifères, puis, en fin de journée, aboutir à des criques subtropicales pour s’y baigner et dormir quasiment sur la plage…étonnant non ?
La seconde raison est le rapport qualité/prix exceptionnel, doublé d’un certain dépaysement ludique et varié. Ici le potentiel est énorme pour les voyages d’aventure. Enfin, nos équipes et guides sont excellents, nous travaillons avec eux dans une confiance totale.
Surpris ?
Oui, car loin des a priori, la Turquie, de l’Anatolie à la Lycie, est bien plus belle que le commun des mortels ne l'imagine. J’ai voyagé partout dans le monde mais peu d’endroits offrent autant d’opportunités pour l’aventure.
Même les sites gréco-romains (plus nombreux qu’en Grèce d’ailleurs) se fondent littéralement dans la nature, mangés pas les pins méridionaux, malmenés par le temps, on y randonne avec délectation comme les découvreurs de ces merveilles antiques.
L’effet est à son comble à Termessos ou Pinara et ses airs de Machu Picchu méditerranéen.
La Cappadoce ne donne effroyablement rien en photo. Les formations géologiques ressemblent à des monticules à l’image alors que cela atteint parfois 300/400m, à voir absolument !
Des morceaux choisis à nous révéler ?
• Le grand canyon de Saklikent, le plus long et le plus profond de toute la Méditerranée, une invitation à une rando aquatique aux décors de jardin d’éden irréel.
• Le soir sur les promontoires, on randonne sur les lèvres du gouffre pour un coucher de soleil aux reflets d’éternité.
• Randonnées sur les flancs du Baba dag surplombant la mer émeraude.
• J’ai adoré le cabotage en goélette sur la côte sauvage, un véritable délice d’été.
• Les canyons multicolores de la Cappadoce, un délire de pierre unique au monde. Vraiment !
Justement quand partir à ton avis ?
Clairement en Turquie toutes les périodes ont des avantages, l’été la baignade est permanente mais les incontournables sont un peu trop fréquentés. Le printemps et l’automne vous font croire que les sites ne sont rien que pour vous dans la douceur du climat. L’hiver coiffe les sommets de neiges éclatantes, reverdit les campagnes tout en permettant les randonnées en Cappadoce par exemple sans rencontrer un seul autre touriste….le privilège est là !
Et la Culture dans tout ça ?
Et bien parlons en ! La Cappadoce possède des milliers de secrets cachés dans le roc. Au cour des randonnées, le moindre trou grand comme un enfant peut être l’entrée d’une basilique antique, la vallée des monastères Byzantins à Gorémé n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’art occidental, une fois au cœur de la roche sous les plafonds peints, on se rend compte de ce qu’est vraiment la Cappadoce ou la vallée d’Hilara … une merveille historique dans un écrin naturel coloré et volcanique.
N’oubliez jamais qu’ici la roche a une âme et que peu d’endroit au monde sont comme cela.
Je ne reviendrai pas sur les sites et nécropoles antiques dignes de Petra dont je parle précédemment.
Mais la culture peut être vivante ?...
Oui bien sûr, les turcs sont un peuple accueillant ouvrant les bras à l’Europe avec une culture de l’accueil propre à l’orient, l’occasion de faire le grand écart avec l’occident. J’ai été très touché de rencontrer deux vieilles bergères au dessus de Saklikent qui m’on aidé à trouver mon chemin avec un petit sourire amusé. Des femmes d’un courage et d’une noblesse incroyable.
…et culinaire ?
Bien sur ! Et plus encore ! Pleines de soleil, les assiettes Turques débordent de crudités, d’huile d’olives, de grillades d’agneaux et de poissons.
Rien de bien original me direz vous, mais avec un petit vin d’Anatolie ou un apéritif au Raki sur les rochers dominant l’antique voie Lycienne, on se prendrait presque pour l’empereur d’orient dans une campagne d’agrément.
Simplement un régal. A l’image du pays tout entier…
Chic comme un coup de trek !
Il les aime hauts et enneigés. Georges nous parle du Népal. Nous ne perdrons pas notre temps à, de nouveau, présenter ce monstre sacré de l'Himalaya. C'est pas le yeti, mais les photos de lui se vendent à prix d'or. Avis aux amateurs...
Le Népal a connu un regain de succès l'an passé, qu'en penses-tu ?
Oui même s'il est modéré par la crise économique, on a pu constater depuis un peu plus d'un an un vrai retour sur ces lieux de treks mythiques suite à l'apaisement politique local après des années difficiles.
On se retrouve donc encore et toujours face aux mêmes circuits, dans les Annapurnas ou dans le Khumbu (région de l'Everest). Des grands classiques qui, s'ils ont fait leurs preuves depuis bien longtemps, ne doivent plus rester les seules options possibles.
Dans ce cas, que proposer à nos clients ?
Il n'est évidemment pas question de leur dicter leur choix, ou de les dissuader de quoi que ce soit. Nous expliquons simplement que chez Nomade, nous aimons les chemins détournés, les itinéraires moins fréquentés, voire inédits, et que l'on cultive cela avec amour et enthousiasme dans notre production.
A quels voyages penses tu ?
En haute saison de trek (octobre, novembre, mars et avril) il y a l'Helambu en 13 ou 17 jrs. En 24 jours il y a la vallée de la Tsum (une exclusivité Nomade) et un nouveau-né au Solu terre bouddhiste dans les contreforts du Khumbu.
Hors saison et par ailleurs hors habitude de marche au Népal en plein hiver (car sans altitude et donc sans risque de neige NDLR), nous avons de nouveaux voyages à la rencontre des paysans, de la ruralité népalaise profonde, sous tente avec cuisiniers et porteurs, dans des zones sans lodge ni restaurant. Du Nomade pur beurre !
Mieux vaut Atar que jamais !
La Mauritanie. On a entendu ces derniers temps, un peu tout et n'importe quoi au sujet de cette destination saharienne majeure. Tant et bien que plusieurs d'entre vous (on a les noms !) ont un peu eu tendance à simplement rayer ce pays et tout ce qui va avec (rappelez vous les étendues de sable à perte de vue, la sainte Chinguetti, la somptueuse oasis de Tergit...) de leur mémoire. Monumentale erreur !
Aujourd'hui, la Mauritanie est bel et bien de retour. Compte rendu d'un séjour sur place avec Yves Godeau, président d'ATT/ATR * :
Yves, pourquoi un tel voyage ?
L'objectif était clairement de trouver les arguments nécessaires à la relance de cette destination. Tous les acteurs du tourisme en France et sur place en Mauritanie se devaient de faire un point sur la situation réelle. A présent, c'est chose faite. Nous avons clairement eu confirmation de ce dont nous étions déjà intimement persuadés : on peut à nouveau voyager en Mauritanie.
Qu'est il ressorti de ta visite à l'ambassade de France ?
Elle a porté essentiellement sur la sécurité. M. l'ambassadeur a réaffirmé avec force son attachement au développement de l'activité touristique en Mauritanie. Comme nous, il pense que c'est une excellente voie de développement pour les régions de l'Adrar. D'autre part, il est tout à fait convaincu que les zones autour d'Atar présentent actuellement des conditions de sécurités suffisantes et que la Mauritanie fait de réels efforts dans ce sens.
Conclusion ?
Ce fût une visite extrêmement utile. Le travail avec les autorités mauritaniennes a été facile et productif. La plupart des malentendus sont désormais levés. L'Ambassade de France est très bien disposée à notre égard. Il ne reste plus qu'à mettre en ouvre ce que nous avons évoqué, à savoir le retour des voyageurs !
Nous espérons sincèrement que notre initiative portera ses fruits pour l'année prochaine et que la Mauritanie redeviendra ce qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être : un immanquable pour tous les fans de désert.
* Association du Tourisme Thématique / Agir pour un Tourisme Responsable
Hélène et les garçons à moustaches
Interview flash éclair de Hélène, toute juste de retour d'une expédition au Venezuela, destination ô combien prometteuse que le pôle AmSud de Nomade porte dans son coeur. Le Venezuela est bien loin des clichés pas toujours flatteurs qu'on lui alloue parfois. Il fallait le chavoir. Maintenant, vous Chavez... ! Viva la Revolucion !
Tu es partie au Venezuela ? Pourquoi là-bas ?
Il me trottait d'y aller depuis longtemps car ce pays est immense tant en espace qu'en richesses et diversité. Il y a les Andes, l’Amazonie, la Caraïbe... et puis le Roraima ! Ces fameuses montagnes tabulaires, complètement dingues et pleines de légendes, idéales pour le trek... Par ailleurs, la desserte aérienne s'est bien amélioré aussi, ce qui a facilité mon départ, pourtant validé à la dernière minute.
Il parait qu'il y a encore des dinosaures au Roraima ? Comment vivent-ils ?
Effectivement, mais je préfère ne pas trop en dire et laisser les voyageurs découvrir par eux-mêmes "ce vaisseau fantôme perdu au milieu de la savane" comme disait le commandant Cousteau... En tout cas, n'ayez crainte, ils sont adorables et heureux dans leurs grottes au-dessus des nuages, avec des petits bains naturels et des cascades. Plus la belle vie, quoi !
On dit que le Venezuela est dangereux... Qu'en est-il ?
Je n'ai pas eu à déplorer le moindre problème de sécurité. Les Vénézuéliens se sont révélés charmants et enthousiastes. Curieux aussi. Nous étions bien encadrés. Pour autant je ne pense pas que le Venezuela mérite sa mauvaise réputation ! Au contraire, c'est vivant et 100% latino avec plein de vieilles américaines des années 60 de toutes les couleurs et toutes rouillées. Je parle de voitures évidement...
Ta prochaine expédition ?
La Guyane, courant 2009, pour percer les secrets de l'Amazonie et l'histoire de France ! Nous avons deux nouveaux programmes sur cette destination dans notre prochaine brochure : un en pataugas, un autre en tong... mais du rhum sur chacun !