Nomade's land
6jan/12

‘Time is nothing’, un petit tour et puis…

On a tous, quelques choses dans le genre, caché dans un coin de notre tête.
Un matin au bureau, on se lève. On descend à la compta. On récupère son dû, et ciao la compagnie... C'est généralement à ce moment précis, que le réveil sonne.

Kien Lam, lui, ne s'est pas réveillé. Ces 353 jours, il les a bien vécus. Au final, c'est 17 pays traversés, 19 avions, 58 bus et 18 bateaux empruntés. Du lourd.

Au menu : Chili, Egypte, Pérou, Maroc, Jordanie, France, Espagne, Argentine, Turquie, Portugal, Indonésie, Uruguay, Bolivie, Angleterre, Thaïlande, Japon et les Etats-Unis.

Un fois ses 6237 photos assemblées, on obtient une vidéo assez sublime qui ne laissera personne de marbre.

De quoi débrancher son réveil. Une fois pour toutes...


9août/11

Move, Learn, Eat…

"Move", "Learn" et "Eat" sont les trois volets d'un même projet. "A trip of a lifetime" comme le décrit son auteur.

Le pitch : 3 personnes à travers le monde, 3 vidéos illustrant chacun de ces trois concepts. Trois petites pépites d'à peine plus d'une minute. Un travail remarquable de cadrage et de montage, et un tour du monde en musique...

...qui donne envie de changer d'air.

MOVE, LEARN, EAT par Rick Mereki.


4oct/10

La preuve par l’image…

Baraka est un miracle.

Une phrase d’intro un peu too much, au premier abord. Mais à tout bien y réfléchir, on est assez proche de la réalité.

Baraka ? Connais pas… J’étais au même titre que 95% de la population, un profane sur le sujet. Et ce, jusqu’à hier soir, 22h00 et des poussières.

De nos jours, l’individu en possession d’un lecteur Blu-Ray et d’un film orienté planète (type Home , Le syndrome du Titanic ou Un jour sur terre) pense avoir tout vu en matière de belles images. Et pour cause : les exemples précédemment cités présentent des plans à couper le souffle.

Un ours polaire, c’est beau. Et si en vrai, c’est incroyable, en haute définition sur un écran Full HD, c’est déjà à tomber à la renverse.

Et pourtant, Baraka met tout le monde d’accord. Ce qui était incroyable devient transcendant. Le somptueux devient magique. Le grandiose, surnaturel.

Réalisée en 1992 par Ron Fricke, à une époque déjà lointaine (un an avant le Bibop, imaginez un peu !), cette œuvre de 96 minutes affiche une qualité simplement inégalée, tant au niveau des prises de vue et des sujets filmés, que de l’image en elle-même.

Tourné en 70 mm (au format communément appelé IMAX, à l’origine destiné à d’immenses écrans englobant littéralement le spectateur) à l’aide de caméras frisant les 80 kilos (un délice à trimbaler au sommet de l’Everest), ce long métrage est bien plus qu’un appel au voyage.

Baraka apparait comme une véritable révélation à quiconque le visionne. Une heure et demie ou la pureté des plans et la profondeur de l’image n’ont d’égal que la spiritualité qui s’en dégage.

Sans parole aucune, avec pour seule ambiance, une mélodie envoutante de Dead Can Dance (entre autres), ce film/reportage en provenance des abysses de la technologie (prés de 20 ans en arrière. C’est juste incroyable…) relègue toutes nos références en la matière, au rang de vieux films de vacances, tournés en VHS.

Un nouveau concept de "photos animées". Une toile de Dali ou rien n’a vraiment de sens.

Du Lac Natron aux îles Galápagos, d’Ayers Rock à La Mecque, en passant par Bénarès, Siem Reap ou Borobudur, tous les records d’esthétisme et de perfection visuelle, sautent les uns après les autres.

Une parenthèse enchantée, un coup de taser en plein cœur. C’est beau parce que c’est vrai, mais trop beau pour être vrai : pour sûr, Baraka est un miracle…

Plus d'infos sur Baraka, de Ron Fricke


6juil/10

Quatre bébés pleins d’avenir…

En entrant dans la salle, c’était un peu le point d’interrogation. Et c’est plus de la curiosité qu’autre chose qui m’a poussé à prendre mon ticket en ce dimanche de fin juin.

Bébés, ou les premiers pas dans la vie, de quatre mouflets tout frais pondus. Quatre destins, et autant d’initiations à la dure réalité des choses. Dure, ca dépend pour qui. Même s’il faut bien admettre, qu’une fois les 90 minutes (la durée du film) écoulés, on est un brin paumé par le gouffre béant séparant ces quatre cultures.Mari, Bayarjargal, Hattie et Ponihao, sont des bébés. Parfaits. A l’image d’un spot pour de l’eau minérale, les gnomes arborent des trombines adorables, à faire craquer la plus neuve des boîtes auto.

Ce qui se révèle être plus un documentaire qu’un film, nous plonge donc, tour à tour, au Japon, en Mongolie, en Namibie et aux States, collés aux culs talqués (ou pas) de ses quatre starlettes en devenirs.

On passe ainsi du Japon, sa rigueur, et son ambiance aseptisée à la Namibie, qui est à peu prêt tout le contraire. Premier plan : la petit s’amuse avec un hochet. Plan suivant, le hochet a laissé place à des crottes de chèvres encore fumantes. Aux Etats-Unis, Hattie s’éclate avec son paternel dans la douche multi-jets. En Mongolie, Bayar partage l’eau de sa bassine en inox avec une chèvre (encore elle).

Bébés est une sorte de doc animalier dont les vedettes sont on ne peut plus humaines. Une ode à la nature, et une invitation à la maternité par le biais de plans aussi magnifiques qu’improbables.

L’aventure, dans tous les sens du terme. Et une sacrée mandale… !


27jan/10

Invictus

Certes notre vocation première n’est pas d’émettre un quelconque avis sur quelque film que ce soit (d’ailleurs nous n’émettrons aucun avis). La raison : c’est pas du tout notre rayon… Cependant, nous nous octroierons dorénavant le droit de (très modestement) participer à la promotion de tout long métrage, ouvrage, album, expo ou que sais-je encore ayant un quelconque rapport avec notre domaine d’expertise, lorsque cela nous paraîtra louable.

Hier soir donc, le ciné était plein comme un œuf. Au programme, le tout dernier Clint Eastwood (dont l’âge quasi canonique n’atteint en rien la productivité) : Invictus.


Invictus, ou la manière dont Nelson Mandela, arrivé au pouvoir quelques années auparavant à l’issue des premières élections non raciales de l’histoire du pays, est parvenu à réunir une nation déchirée par des décennies d’apartheid, autour de l’événement national fédérateur qu’est la coupe du monde de rugby de 1995.

Le plus intéressant reste incontestablement, les valeurs de respect, fair-play, tolérance et non violence qui sont mis en exergue pendant plus de deux heures. Des valeurs chères à Mandela, dont l’improbable pardon accordé à ses geôliers, en a fait réfléchir plus d’un.

Plus qu’un prétexte pour vous conseiller nos voyages en Afrique du Sud, cet article est une simple piqûre de rappel de comment nous fonctionnons, et des valeurs qui nous animent, en tant que voyagiste.

Ca peut paraître un peu démago, mais c’est un fait. Voyager l’esprit fermé, c’est comme bronzer en anorak : ça n’a aucun intérêt...

C’est plein de bons sentiments. Mais de temps en temps, ça fait du bien.

Et vous alors, ce film ? Bien ou bien ?