<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Nomade&#039;s land &#187; Récit de voyage</title>
	<atom:link href="http://nomade-aventure-blog.com/category/recit-de-voyage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://nomade-aventure-blog.com</link>
	<description>Le blog de Nomade Aventure</description>
	<lastBuildDate>Fri, 27 Jan 2012 18:08:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>L&#8217;Ethiopie, machine à rêves&#8230;</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/13/lethiopie-machine-a-reves/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/13/lethiopie-machine-a-reves/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 13:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Partez avec Nomade]]></category>
		<category><![CDATA[Récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[découverte Erta Alé]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée Lalibela]]></category>
		<category><![CDATA[visite Addis Abeba]]></category>
		<category><![CDATA[volcan dallol]]></category>
		<category><![CDATA[voyage Ethiopie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=1120</guid>
		<description><![CDATA[par Lucie James / conseillère Libre &#038; Nomade Il y a des noms qui font rêver. On ne sait souvent même pas les placer sur une carte, mais la simple évocation du nom vous fait voyager. Tombouctou, Katmandou, Rio de Janeiro. Vous vous êtes dit un jour c’est moi qui serait là-bas. Et bien pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Lucie James / conseillère Libre &#038; Nomade</strong></p>
<p><a href="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/12/header.jpg" rel="lightbox[1120]"><img src="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/12/header.jpg" alt="" title="L&#039;Ethiopie, machine à rêves..." width="550" height="315" class="aligncenter size-full wp-image-1153" /></a><br />
Il y a des noms qui font rêver. On ne sait souvent même pas les placer sur une carte, mais la simple évocation du nom vous fait voyager. Tombouctou, Katmandou, Rio de Janeiro. Vous vous êtes dit <em>un jour c’est moi qui serait là-bas</em>. Et bien pour moi c’était Addis Abeba. Ce nom m’a toujours transporté sur les meilleures pentes de mon imagination. Je le trouve exotique, poétique et mélodieux. On est d’accord, par chance, il ne s’agit pas de la capitale de la Corée du Nord, mais bien de l’Ethiopie pays dans lequel, coïncidence, je rêve de promener mes jeunes os depuis belle lurette. C’est chose faite. Et malgré des expectatives ultra haut placées (et donc un voyage Ô combien risqué…), le résultat est encore cent fois meilleur…</p>
<p>Après 2 ans d’attente, de <em>oui</em> puis de <em>non</em>, le billet est acheté et le fameux ADD collé sur mon sac. Yann, conseiller Afrique m’accompagne dans l’aventure. Et quelle aventure… C’est parti pour ce qui va être le plus beau voyage de ma toute jeune vie.</p>
<p>Alors vous vous dites : <em>c’est comment Addis ?</em> et ba c’est une ville en pleine expansion comme il y en a des dizaines en Afrique. Un paradoxe de buildings en construction tenus par des échafaudages en eucalyptus. Un chaos de trafic, de coureurs, et d’effluves de café. Une ville sans véritable attrait mais qui s’avère en avoir plein les tripes quand on prend le temps de s’y attarder un peu. Une fois la nuit tombée, la ville s’anime, et le spectacle commence. Direction Casa Anchis, quartier idéal pour passer la nuit dans ses chaussures comme aiment à dire les locaux. Des bars avec de la musique live. Des azmari biets plus précisément. Du jazz éthiopien, de la musique populaire, de la danse et des duels de rhétorique en amharique. On ne comprend rien, mais on est vite pris par l’effervescence du lieu. C’est unique, drôle et gracieux. QUatre jours dans la capitale nous auront rendu Addis addicts. Addis quoi !</p>
<p>Mais la suite envoie objectivement plus de pâté. Après un passage nébuleux à Lalibela (autre nom qui fait rêver d’ailleurs !), cap vers le bout du monde : la dépression du Danakil. Située en dessous du niveau de la mer, cette région volcanique est considérée comme l’une des plus inhospitalières de la planète. Pourquoi ? Parce qu’il y fait 48°C en hiver et que le vert ne s’y est pas invité. Parce que le vent balaye tout sur son passage et qu’il est évident que toute vie est vouée à s’y dessécher. Lentement.<br />
<center><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-QLy1JcUZbiQ/TueJ8TpA7MI/AAAAAAAABOE/gocWFIx_YVQ/01.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-QLy1JcUZbiQ/TueJ8TpA7MI/AAAAAAAABOE/gocWFIx_YVQ/s144-c/01.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-vTVFFLgyUPw/TueJ8zV09aI/AAAAAAAABOI/lF7rp9rctpU/02.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-vTVFFLgyUPw/TueJ8zV09aI/AAAAAAAABOI/lF7rp9rctpU/s144-c/02.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-fQNJnbVhb-0/TueJ8WxYQuI/AAAAAAAABOA/V95oxc7Vh4c/03.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-fQNJnbVhb-0/TueJ8WxYQuI/AAAAAAAABOA/V95oxc7Vh4c/s144-c/03.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a></center></p>
<p>Pour atteindre ce Paradis aux allures d’Enfer : des heures de 4x4 au travers de forêts de cailloux, de montagnes désolées et de désert. Tels des mirages, apparaissent de temps en temps des caravanes de sel formées de centaines de dromadaires chargés de cet or très <em>produit local</em>. Une cadence lente et constante qui permettra aux chameliers d’atteindre le marché de la capitale régionale dans 6 jours, <em>inchallah</em>. Quelle vie…<br />
<center><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-rlsQlVVuB2A/TueJ9Ez0AsI/AAAAAAAABOM/-2L25oJ_omw/04.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-rlsQlVVuB2A/TueJ9Ez0AsI/AAAAAAAABOM/-2L25oJ_omw/s144-c/04.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-8bBSZMGSLxQ/TueJ9__cZAI/AAAAAAAABOc/GqX0h72vLCM/05.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-8bBSZMGSLxQ/TueJ9__cZAI/AAAAAAAABOc/GqX0h72vLCM/s144-c/05.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-Gv4D4k49Eqw/TueJ-dapN5I/AAAAAAAABOg/cmELeT7Sc3Y/06.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-Gv4D4k49Eqw/TueJ-dapN5I/AAAAAAAABOg/cmELeT7Sc3Y/s144-c/06.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a></center></p>
<p>Nous arrivons finalement à Amedila, sorte de bourg au cœur du néant. Pas de quoi réveiller Haussman, mais juste quelques habitations de fortune faites de bâtons et de toile, une immense antenne en guise de place des fêtes et dans un souci de folklore des éthiopiens aux dents limées. Voilà notre lieu de villégiature des prochains jours.<br />
<center><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-I2JU2lf4rzs/TueJ-jwlEKI/AAAAAAAABOo/eS4q-kBRmQY/07.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-I2JU2lf4rzs/TueJ-jwlEKI/AAAAAAAABOo/eS4q-kBRmQY/s144-c/07.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-SBQiNWPtF5I/TueJ_z91MBI/AAAAAAAABO0/Nvvr5ElPB_A/08.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-SBQiNWPtF5I/TueJ_z91MBI/AAAAAAAABO0/Nvvr5ElPB_A/s144-c/08.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-UQxGaloVYtE/TueKAbbjL1I/AAAAAAAABPA/umgZYhfPQUU/09.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-UQxGaloVYtE/TueKAbbjL1I/AAAAAAAABPA/umgZYhfPQUU/s144-c/09.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a></center></p>
<p>Quoi d’autre ? Des nuit sous les étoiles du désert, éclairés par une lune aux proportions inquiétantes et bercés par un fond de groupe électrogène et un ballet de bouteilles en plastique : rien de très glamour à 1ère vue, mais pourtant si grisant de simplicité et d’humilité. </p>
<p>Mais ce que nous sommes venus chercher se trouve à quelques kilomètres de là. Un lac de sel, mais surtout le cratère du volcan Dallol, véritable excentricité de la planète. Après une marche au cœur de formations géologiques de plus en plus biscornues, nous arrivons sur un plateau aux allures de <em>petit chimiste</em>. Soudain face à nous des formes et des couleurs hors du commun se marient. Sources chaudes chargées en minéraux aux teintes fluorescentes, fumerolles, cheminées de sel, coulées de saumure,  mousses de souffre, vasques sulfureuses. Déambuler là-dedans c’est poser ses pieds au pays des contrastes surréalistes… bluffant. Spectaculaire!<br />
<center><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-GYmgQfVU8hY/TueKAgWcPpI/AAAAAAAABPE/L9Wh_ARXHeg/10.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-GYmgQfVU8hY/TueKAgWcPpI/AAAAAAAABPE/L9Wh_ARXHeg/s144-c/10.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-SbdcR_T8s7Y/TueKBG8usvI/AAAAAAAABPI/sA1ngrnmJ9g/11.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-SbdcR_T8s7Y/TueKBG8usvI/AAAAAAAABPI/sA1ngrnmJ9g/s144-c/11.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-LikXe0pJsbY/TueKDVK3vMI/AAAAAAAABPY/wrK8naSzM5Q/12.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-LikXe0pJsbY/TueKDVK3vMI/AAAAAAAABPY/wrK8naSzM5Q/s144-c/12.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-Kuyj4j-gB_s/TueKEMBuGcI/AAAAAAAABPc/RtLcE7BztfM/13.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-Kuyj4j-gB_s/TueKEMBuGcI/AAAAAAAABPc/RtLcE7BztfM/s144-c/13.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-TGcaaWFnJlE/TueKGAQDtoI/AAAAAAAABPw/M0mtKk3USKg/15.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-TGcaaWFnJlE/TueKGAQDtoI/AAAAAAAABPw/M0mtKk3USKg/s144-c/15.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/--BwFIpwg-i8/TueKGAfVM3I/AAAAAAAABP0/jOWaYyePajI/16.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/--BwFIpwg-i8/TueKGAfVM3I/AAAAAAAABP0/jOWaYyePajI/s144-c/16.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-1lrSF-xSu2g/TueKIeShItI/AAAAAAAABQI/SzufO1PGsCs/19.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-1lrSF-xSu2g/TueKIeShItI/AAAAAAAABQI/SzufO1PGsCs/s144-c/19.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-V4OPaLRxHmA/TueKJLlOeWI/AAAAAAAABQM/mnhmfGb2lyA/20.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-V4OPaLRxHmA/TueKJLlOeWI/AAAAAAAABQM/mnhmfGb2lyA/s144-c/20.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-gyPlde7RGp0/TueKJhtGnxI/AAAAAAAABQU/l7WAUYh70Us/21.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-gyPlde7RGp0/TueKJhtGnxI/AAAAAAAABQU/l7WAUYh70Us/s144-c/21.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a></center></p>
<p>Après ce laboratoire de la nature aux couleurs <em>Stabilo</em>, retour dans un camaïeu de beiges des plus envoutant. Un désert de sel, loin du blanc et du snobisme d’Uyuni. Des kilomètres de croute de sel, de sable puis de lave solidifiée que l’on défie impétueusement avec nos bolides. Ca cahote dur, la poussière vole. Un Paris-Dakar des grands jours. Ici tout est brut, sauvage et sans vie à 360°. La démesure de ce néant minéral procure une sensation de liberté enivrante. Il n’y a rien, quelle que soit la direction prise, le résultat est le même : sable et isolement ; terre et solitude ; roche et silence. Unique. Fascinant. Ça c’est de l’aventure.<br />
<center><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-ETIZ7TICeJM/TueKKFo6RxI/AAAAAAAABQg/N7JYFSW82BY/22.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-ETIZ7TICeJM/TueKKFo6RxI/AAAAAAAABQg/N7JYFSW82BY/s144-c/22.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-QWO4HOsZ_Qk/TueKK_BPedI/AAAAAAAABQo/-M2JSGwLrOY/23.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-QWO4HOsZ_Qk/TueKK_BPedI/AAAAAAAABQo/-M2JSGwLrOY/s144-c/23.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-hNl-9ZcmtM4/TueKK5LtYTI/AAAAAAAABRA/EUO5RzNYM_w/24.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-hNl-9ZcmtM4/TueKK5LtYTI/AAAAAAAABRA/EUO5RzNYM_w/s144-c/24.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a></center></p>
<p>Et au bout de cette route : le volcan Erta Alé et son fameux lac de lave. Dites-vous que tout ce que vous aurez pu imaginer de cet endroit (et Dieu sait que j’y ai passé du temps) n’atteindra jamais la folie du lieu. Car il n’y a pas d’autre mot pour le décrire. Et la surprise est telle que tout le monde s’unie dans un chant d’onomatopées. Ça a été notre cas, entre cris et autres vulgarités nous sommes tombés nez à nez avec ce spectacle à la fois sensuel et explosif. <em>Le chaudron de Lucifer</em>, <em>Les entrailles de la planète</em>. On s’émerveille face à la grâce de cette danse de magma en fusion. C’est étrange d’être fasciné par quelque chose d’à la fois si beau et si violent.<br />
<center><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-dqZ4JXqKVxI/TueKLakGxuI/AAAAAAAABQ0/pyJm2_lyVDk/25.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-dqZ4JXqKVxI/TueKLakGxuI/AAAAAAAABQ0/pyJm2_lyVDk/s144-c/25.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-mNQ4YXJncUE/TueKL_efuHI/AAAAAAAABQ4/Xo3PJw-Y5IM/26.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-mNQ4YXJncUE/TueKL_efuHI/AAAAAAAABQ4/Xo3PJw-Y5IM/s144-c/26.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-0rRGh-BF1Oc/TueKM3UhvqI/AAAAAAAABRM/iNjpOoVwcXw/27.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-0rRGh-BF1Oc/TueKM3UhvqI/AAAAAAAABRM/iNjpOoVwcXw/s144-c/27.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-05XlSjA4ckc/TueKObts3yI/AAAAAAAABRk/VliC-_zhgpg/28.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-05XlSjA4ckc/TueKObts3yI/AAAAAAAABRk/VliC-_zhgpg/s144-c/28.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-C4sBf7btoqI/TueKN-oDL9I/AAAAAAAABRU/smBiT6GOxt4/29.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-C4sBf7btoqI/TueKN-oDL9I/AAAAAAAABRU/smBiT6GOxt4/s144-c/29.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-eROQ0AGsB-E/TueKOu9vd-I/AAAAAAAABRc/rMpOtERzYNc/30.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[L Ethiopie, machine à rêves...]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-eROQ0AGsB-E/TueKOu9vd-I/AAAAAAAABRc/rMpOtERzYNc/s144-c/30.jpg" alt="L Ethiopie, machine à rêves..." /></a></center></p>
<p>Après 4 jours éprouvants dans cette dépression nous retrouvons le confort d’une douche et l’intimité d’une chambre. La délivrance pour certains. Même si je ne boude pas un brin de toilette, je regrette déjà le minimalisme et la liberté des jours passés.</p>
<p>Encore difficile pour moi de mettre les mots justes sur ce voyage. Je parle ici de dix jours, nous sommes partis trois semaines. L’Ethiopie <em>côté vie</em> est tout aussi fascinante : les montagnes du Simien, les églises orthodoxes aux peintures <em>naïves, Gondar</em>, et que dire des Ethiopiens. Au-delà d’une grâce et d’une beauté évidente, ils ont en eux une fierté et une dignité touchante. Un peuple qui vit de rien et qui vous offre tout, à commencer par des échanges sincères et des sourires. Des vrais ; ça fait du bien. Mais  ce qui me hante ce sont ces jours dans le Danakil. Ces jours à <em>jouer</em> comme des gamins dans un décor d’adultes. Ces paysages bruts et sans artifices. Ces nuits à la belle étoile et ces douches à la cruche. Simplement bon. On a rien et pourtant on sent que l’on a tout. Ce serait pas un peu ça la liberté ?</p>
<p>Bref. Un rêve de réalisé. Oui je plane.</p>
<p><a href="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/12/footer.jpg" rel="lightbox[1120]"><img src="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/12/footer.jpg" alt="" title="L&#039;Ethiopie, machine à rêves..." width="550" height="367" class="aligncenter size-full wp-image-1159" /></a></p>
<p>&#8226; <a href="http://www.nomade-aventure.com/recherche/fiche.asp?codeCircuit=1042">voir notre circuit "Erta Alé, Dallol et Abyssinie"</a></p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/13/lethiopie-machine-a-reves/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/13/lethiopie-machine-a-reves/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>HUB117 &#8211; Mission Pharaon</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/06/hub117-mission-pharaon/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/06/hub117-mission-pharaon/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 15:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Partez avec Nomade]]></category>
		<category><![CDATA[Récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[abu simbel]]></category>
		<category><![CDATA[découverte louxor]]></category>
		<category><![CDATA[descente du nil]]></category>
		<category><![CDATA[dune d'akabat]]></category>
		<category><![CDATA[lac nasser]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée désert blanc]]></category>
		<category><![CDATA[voyage egypte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=1091</guid>
		<description><![CDATA[par Vincent Hubert / conseiller Moyen Orient &#038; îles Agent HUB117 : De la Nubie au Désert Blanc. Pour vous servir... Quand début octobre, Fabrice me convoque dans son bureau et me demande Comment est votre blanquette ?, je comprends soudain que ma mission aura lieu au pays des pharaons, et je lui réponds très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Vincent Hubert / conseiller Moyen Orient &#038; îles</strong></p>
<p><a href="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/12/egypte-vincent.jpg" rel="lightbox[1091]"><img src="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/12/egypte-vincent.jpg" alt="" title="Cousin Hub&#039; chez les pharaons !" width="520" height="202" class="aligncenter size-full wp-image-1101" /></a><br />
<strong>Agent HUB117 : De la Nubie au Désert Blanc. Pour vous servir...</strong></p>
<p>Quand début octobre, Fabrice me convoque dans son bureau et me demande <em>Comment est votre blanquette ?</em>, je comprends soudain que ma mission aura lieu au pays des pharaons, et je lui réponds très fièrement <em>Elle est bonne</em>.  J’y suis presque et je m’imagine dîner, un ramequin de harengs pommes à l’huile dans les rues du Caire ... Bref.</p>
<p>Il est très tôt ce samedi 29 octobre quand je monte à bord du vol qui me conduira à ma destination finale. Quelques quatre heures plus tard, je pose mes souliers sur la terre de Haute Egypte, à El Uqsur précisément (Louxor). Le transfert depuis l’aéroport annonce déjà la couleur du voyage qui se dessine : au loin, les montagnes de couleur ocre jaune, puis très vite la route bordée de palmiers et d’hibiscus fleuris me mène petit à petit vers la magie de Thèbes.</p>
<p>Je ne sais où donner de la tête : d’un côté, je longe le plus grand fleuve du monde (discutable c’est vrai !), de l’autre, j’aperçois les restes de l’allée des Sphinx et le temple de Louxor.</p>
<p>J’ai deux objectifs dans cet unique voyage : mon premier m’emmènera de Nubie jusqu’à la nécropole thébaine, à bord d’une embarcation traditionnelle servant au transport des pierres voici plusieurs millénaires, et me laissant porter par les courants du Nil, si calme et magique et pourtant, si grouillant… Puis, j’effleurerai ensuite la bouillante capitale du Caire avant d’aller marcher dans l’immensité d’un désert, aussi blanc que neige jusqu’aux sifflantes dunes d’Akabat. </p>
<p>Avant que la magie de l’ancienne cité pharaonique ne s’empare totalement de moi, je la quitte, en sachant que j’y reviendrai vite. Je descends jusqu’ à Assouan, 300 km plus bas, par une route longeant incessamment le Nil et la ligne de chemin de fer toujours en service. Je m’évade, le regard troublé par les couleurs changeantes du ciel et du fleuve.<br />
<center><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-gdik1YuTTps/Tt4qwrSdD9I/AAAAAAAABDU/kyJdCAE8YRs/00.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-gdik1YuTTps/Tt4qwrSdD9I/AAAAAAAABDU/kyJdCAE8YRs/s144-c/00.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-NjjHAM6Qm_k/Tt4quGEWVXI/AAAAAAAABDE/RLHsHytSEHs/01.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-NjjHAM6Qm_k/Tt4quGEWVXI/AAAAAAAABDE/RLHsHytSEHs/s144-c/01.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-3ltbX415K-I/Tt4quRp6mGI/AAAAAAAABDI/5QibfctyU_E/02.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-3ltbX415K-I/Tt4quRp6mGI/AAAAAAAABDI/5QibfctyU_E/s144-c/02.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a></center></p>
<p>Abou Simbel ne semble plus tellement loin maintenant mais nécessite tout de même quatre heures de route supplémentaires, sous escorte militaire. Le site, de prime abord, paraît totalement banal : un énorme bloc rocheux artificiel, on en regretterait presque ce réveil matinal et ces heures inconfortables dans le bus. <em>Patience</em> me dit le chauffeur...</p>
<p>Trois cents mètres de vives foulées plus tard, une fois au pied de la façade, une fois que l’on se rend bien compte que les quatre statues de Ramsès II sont hautes comme un immeuble de cinq étages, une fois que l’on a visité l’intérieur richement coloré du temple de sa femme nubienne Néfertari… on a qu’une seule envie : se poser et contempler cet extraordinaire ouvrage.</p>
<p>Faut-il le rappeler, sans la mobilisation incroyable de l’UNESCO dans les années soixante, jamais je n’aurais pu voir ce pharaonique bijoux légué par l’histoire. La construction du Haut-Barrage d’Assouan, devenue indispensable par obligation stratégique de contrôler les crues du Nil, menaçait de mettre à mal l’un des plus beaux temples, et le Lac Nasser, plus grand lac artificiel au monde, regorge d’autres temples que seul un voyage en bateau sur ce dernier, permettrait d’explorer.<br />
Nous sommes en Nubie, non loin du Soudan. Les Nubiens ont connu un exode forcé à la création du lac ; aujourd’hui une bonne partie vit dans la banlieue d’Assouan et travaille pour le tourisme.</p>
<p>Je rejoins Assouan où commence véritablement ma descente du Nil, à bord d’un bateau traditionnel servant originellement au transport des pierres et des marchandises. Redescendre ce mythique fleuve, c’est voguer à travers la mythologie égyptienne en allant de temples funéraires en tombes royales. Ihab, notre égyptologue est une encyclopédie vivante, il semble incollable. Inutile et difficile de vouloir tout retenir au premier voyage, il aura fallu trois d’années d’études universitaires et des semaines de lecture à la bibliothèque du Caire à Ihab pour y parvenir.</p>
<p>Fleuri à souhait et accessible uniquement par bateau, le temple d’Isis sur l’île de Philae, joui d’une aura majestueuse et romantique. Un peu plus haut, Kom Ombo dédié au dieu-crocodile Shobek est situé sur un promontoire surplombant un méandre du Nil où les crocodiles peuplés jadis les berges.  On y voit un nilomètre, sorte de puits indicateur du niveau du Nil très important pour les prévisions de récoltes. Puis, c’est au tour de Horemheb, dans les carrières de Silsila où l’on extrait depuis des millénaires des pierres pour construire temples et pyramides. Je découvre, privilégié car quasiment seul, le temple le mieux préservé d’Egypte : Edfou, dédié au dieu-faucon Horus. Puis Louxor, son musée, son temple, Karnak, la Vallée des Rois, des Reines, des Nobles, les colosses de Memnon, le temple d’Hatchepsout … une semaine ne serait pas assez pour tout découvrir. </p>
<p>Mais non, descendre le Nil ce n’est pas uniquement ces édifices. Au contraire. Je suis surpris de découvrir autant de vie et de paysages, que je n’aurai su imaginer en ces lieux. Les rives du Nil offrent aux voyageurs des longues étendues sablonneuses bordées de palmiers dattiers, et parfois, les roches de grés ou de calcaire rosâtres tombent à pic dans le bleu marine du Nil. En son centre, un nombre incalculable d’îlots recouverts de limon noir, d’herbes vertes rases broutées par les bovins, d’eucalyptus et autres flores. Bien souvent, d’ailleurs on voit des ânes qui pâturent à l’ombre d’un papyrus ou d’un saule pleureur, des buffles qui se baignent pour se rafraîchir. Et autant d’espèces ornithologiques : aigrettes, hérons cendrés, martins-pêcheurs, guêpiers d’orient, hirondelles, sternes, pélicans, échasses blanches évidemment ibis… je n’ai de cesse que d’observer cette vie faunistique grouillante.</p>
<p>Parallèlement à cela, le Nil n’est pas dénué de toute activité humaine, bien au contraire : plus de 90% des égyptiens vivent le long du fleuve. Ces villages tout au long, ne perturbent guère la paisibilité de la navigation. D’ailleurs, c’est au moment où les muezzins lancent l’appel à la prière, cinq fois par jour, que je me rends compte de la multitude d’échos et donc de villages qui bordent le Nil.</p>
<p>La nuit dernière a été courte, je sors le premier sur le pont du bateau, et j’observe avec joie les premières vagues du fleuve provoquées par les felouques de pêcheurs, venus relever leurs filets où agiter leurs lignes pour renflouer le marché qui aura lieu dans quelques heures.<br />
<center><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-U3LttCeByGI/Tt4rDp1W_oI/AAAAAAAABDs/T8Kgost8NGo/03.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-U3LttCeByGI/Tt4rDp1W_oI/AAAAAAAABDs/T8Kgost8NGo/s144-c/03.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-oxAk9190uXc/Tt4q_EFcyOI/AAAAAAAABDc/DLlG76_wm88/04.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-oxAk9190uXc/Tt4q_EFcyOI/AAAAAAAABDc/DLlG76_wm88/s144-c/04.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-ABaiIRn5Akg/Tt4rBpWTqAI/AAAAAAAABDk/OcU3iOdrzAo/05.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-ABaiIRn5Akg/Tt4rBpWTqAI/AAAAAAAABDk/OcU3iOdrzAo/s144-c/05.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a></center></p>
<p>Farris, est un de ces villages que l’on traverse avec beaucoup de bonheur, ses enfants venant à ma rencontre, lorsque je déambule dans ses rues poussiéreuses.</p>
<p>Darraw est cette grosse ville où a lieu tous les dimanches le marché aux animaux : on y vient du Soudan pour vendre ses dromadaires, et fréquemment on voit s’éloigner dans la brume de particules sablonneuses des camionnettes chargées jusqu’au cou d’ânes et de chèvres.</p>
<p>En me promenant dans le centre, je redécouvre une activité, que l’on a vite su transformer en occident : le  repassage du linge de façon traditionnelle. Hassan créé la vapeur avec sa bouche, en ingurgitant une grosse quantité d’eau chaude qu’il recrache énergiquement sur la djellaba à repasser. Il repasse avec une énorme plaque de ferraille, tantôt de la main, tantôt du pied pour plus d’efficacité. On découpe aussi la viande de dromadaire, pendue à un crochet jouxtant la ruelle où passent camions et deux roues à vive allure.</p>
<p>Un peu plus loin, je serai sollicité pour boire un <em>carcadé</em>, boisson à base de fleur d’hibiscus amère et acide, chez un habitant du village. L’hospitalité légendaire des gens de Haute-Egypte c’est également savoir trouver à chaque entrée de village deux jars et des gobelets remplis d’eau pour ses visiteurs. S’il y a autant de vie et de joie ici, c’est en partie grâce à l’eau, que l’on sait vitale dans un pays où il ne pleut quasiment jamais. Tous les villages sont irrigués par des systèmes très anciens, tels que la novia (grande roue tirée par deux bœufs) ou encore par des canaux d’irrigation modernes, rendant la terre fertile et les cultures dignes de pays tropicaux : canne à sucre, bananes, oranges, citrons, grenades, maïs, blé… tout cela justifiant qu’on mange excellemment bien en Egypte, avec des mets aussi variés que délicieux.</p>
<p>A bord de l’embarcation, j’ai rencontré cette personne extraordinaire au nom de Saïd ou <em>Captain Saïd</em> comme aime l’appeler son équipage. Originaire d’Esna, Saïd à environ 62 ans et navigue sur le Nil depuis 1964, dans les années proches de la construction du barrage d’Assouan. Au début, bien sûr pas de tourisme, il transportait les cargaisons de pierres et de fourrage d’Assouan jusqu’au Caire, et des situations périlleuses, il en a vécu. J’aime passer du temps à côté de ce sage qui parle peu, contemplant l’horizon, le gouvernail à la main droite. <em>Un jour</em>, me raconte-t-il, <em>alors que je pratiquais les ablutions à bord de mon sandal avant la prière, je fis un mauvais mouvement et me retrouva par-dessus bord. A 5h du matin en plein Nil, et mes coéquipiers ne m’ayant entendu tomber ni crier à l’aide, je vis mon bateau s’éloigner petit à petit. Fort heureusement, un autre sandal suivait non loin, et quatre hommes me sortirent de l’eau</em>. Son sourire édenté en dit long sur sa malice et sur les transformations qu’il a vu de son pays.</p>
<p>Il est maintenant l’heure pour moi de quitter la Haute Egypte et de partir pour d’autres contrées. Je monte à bord d’un train-couchette à la gare de Louxor, et je me réveillerai demain matin en Basse-Egypte, là où vivent environ 20 millions d’habitants. Le contraste est saisissant à l’arrivée : une circulation routière anarchique, un nuage de pollution qui recouvre le ciel mais des scènes de liesses populaires incroyables : c’est dimanche et c’est l’Aïd. Les enfants courent, chantent, dansent, se chamaillent tout près des pyramides de Guizèh. Khéops, Kéfren et Mykérinos assistent encore une fois à un spectacle incroyable.</p>
<p>Je quitte vite le Caire pour rejoindre mon second objectif : le désert, qui recouvre la quasi-totalité du pays. Mais il en est un qui n’est pas commun : au panneau <em>White Desert National Park</em>, je comprends dans quelle dimension je vais évoluer durant mes cinq jours de trek. Ce désert, situé entre deux oasis : Farafra et Bahariya, est sous le niveau de la mer. On y a découvert il y a peu, une vallée avec 3 000 baleines fossilisées. L’ambiance est changeante à chaque jour de marche. Comme le disait Théodore Monod : <em>Le désert est monotone sans doute, effroyablement ennuyeux, jamais</em>. D’abord, parce qu’on attaque pour la <em>Krystal Mountain</em>, cette vallée de fossiles noirs à perte de vue, jonchés sur un sol de sable blond et de calcaire à l’apparence de farine. En se penchant, je peux observer des aiguilles d’oursin fossilisées, des coquillages, de petits bouts de bois, des restes de poteries... on y a même trouvé une huître, datant donc de plusieurs millions d’années. Nous déambulons à travers ce décor somptueux qui nous fait voyager encore une fois dans le temps.<br />
<center><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-Ci4WnBP6v6o/Tt4rUlzsFCI/AAAAAAAABD4/_eWSF6MmeMs/06.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-Ci4WnBP6v6o/Tt4rUlzsFCI/AAAAAAAABD4/_eWSF6MmeMs/s144-c/06.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-AVzzbZGZrvA/Tt4rWFKDU-I/AAAAAAAABEE/ldp22RUwqqw/07.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-AVzzbZGZrvA/Tt4rWFKDU-I/AAAAAAAABEE/ldp22RUwqqw/s144-c/07.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-2r8jggTRK-s/Tt4rUFZVNDI/AAAAAAAABD0/iCgepNqyMkI/08.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-2r8jggTRK-s/Tt4rUFZVNDI/AAAAAAAABD0/iCgepNqyMkI/s144-c/08.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a></center></p>
<p>Nous voyons au loin des choses intrigantes : espèces de gros champignons, sortant de terre avec des formes étranges. Nous approchons petit à petit de l’énorme <em>Mushroom Valley</em>. Place est donnée à l’imagination : nous voyons tous la même chose mais ne l’interprétons pas de la même manière. Imaginez un plateau, à l’intérieur duquel se trouvait jadis une mer, qui s’est retirée et où l’érosion a façonné les paysages de façon à donner à chaque espace une dimension différente. On voit de colossaux pics de calcaire blanc, en forme de champignons, d’arbres, d’animaux, de visages, d’oiseaux… tout cela sur ce sol recouvert de sable blond.</p>
<p>Nous marcherons quelques jours dans ce délire géologique aux formes fantasmagoriques, avant de parvenir aux dunes d’Akabat. Petit ensemble dunaire au milieu de masses rocheuses impressionnantes, nous sommes au paradis du silence, brisé par le vent de sable qui nous suit depuis deux jours.</p>
<p>Enfin, le trek se terminera dans une troisième ambiance complètement lunaire, où surgissent des milliers de petites meringues blanchâtres posées sur un lit de caramel pâle. Nous slalomons à travers ceux-ci, sans nous perdre, pour atteindre, comme chaque soir des bivouacs extraordinaires.<br />
<center><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-l9DdMQYvQFA/Tt4ri52snlI/AAAAAAAABEU/iVzG1_eGV3A/09.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-l9DdMQYvQFA/Tt4ri52snlI/AAAAAAAABEU/iVzG1_eGV3A/s144-c/09.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-PRdjz9OaRMQ/Tt4riJyIDHI/AAAAAAAABEM/ZXjiwLg0GU4/10.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[HUB117 - Mission Pharaon]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-PRdjz9OaRMQ/Tt4riJyIDHI/AAAAAAAABEM/ZXjiwLg0GU4/s144-c/10.jpg" alt="HUB117 - Mission Pharaon" /></a></center></p>
<p>Au milieu de nulle part, nous dînons au rythme des derboukas, de la viande grillée par le feu de camp, allumé par nos bédouins Choukri et Oussama. Au moment de dormir, le choix n’est pas un casse-tête tant il y a d’espace. La lune nous aura suivi toute la semaine, comme les fennecs d’ailleurs, rendant inutile l’utilisation de la frontale. En tout une vingtaine de kilomètres par jour, que l’on n’a pas vu passer dans une atmosphère de désert comme on l’aime tant : grands espaces, silence, air pur et mille couleurs pour une déconnexion totale.</p>
<p>L’imaginaire a travaillé comme jamais, je quitte ce pays aux mille facettes avec l’envie certaine de vouloir y revenir. </p>
<p>Bientôt...</p>
<p>&#8226; <a href="http://www.nomade-aventure.com/recherche/fiche.asp?codeCircuit=1534" title="Du désert Blanc aux dunes d'Akabat">Découvrez notre voyage "Du désert Blanc aux dunes d'Akabat"</a></p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/06/hub117-mission-pharaon/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/12/06/hub117-mission-pharaon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Julie et les matins calmes&#8230;</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/11/14/julie-et-les-matins-calmes/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/11/14/julie-et-les-matins-calmes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 09:38:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Partez avec Nomade]]></category>
		<category><![CDATA[Récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[pays du matin calme]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée asie]]></category>
		<category><![CDATA[voyage corée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=1066</guid>
		<description><![CDATA[par Julie Copin / Conseillère Asie du Sud-Est « Allez les bleus ! Allez les bleus ! » Il est 17h00 à Séoul le 23 Octobre et c’est la finale de la coupe du monde de rugby. Après 10h d’avion, nous sommes dans un bar à l’anglaise avec écrans plats rediffusant le match, bières à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Julie Copin / Conseillère Asie du Sud-Est</strong></p>
<p><em>« Allez les bleus ! Allez les bleus ! »</em> Il est 17h00 à Séoul le 23 Octobre et c’est la finale de la coupe du monde de rugby.</p>
<p>Après 10h d’avion, nous sommes dans un bar à l’anglaise avec écrans plats rediffusant le match, bières à gogo et surtout beaucoup d’anglo-saxons. Et oui, Séoul est une capitale attirant beaucoup d’expatriés dû au nombre important de multinationales ayant élu domicile en Corée. On compte aujourd’hui 10 millions de séoulites, faisant de la cité, la 4ème mégapole la plus peuplée, et plus de 3 millions de véhicules entrainant une circulation impressionnante (mais bien gérée et assez fluide).<br />
<center><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-vOR6rsRw7Ls/TrwG0aadwmI/AAAAAAAABAg/dKf4SWyTWes/Photo%252520282.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-vOR6rsRw7Ls/TrwG0aadwmI/AAAAAAAABAg/dKf4SWyTWes/s144-c/Photo%252520282.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/-qzXTlBalINs/TrwHJWBrenI/AAAAAAAABBA/v2RSSJlvJas/Photo%252520288.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/-qzXTlBalINs/TrwHJWBrenI/AAAAAAAABBA/v2RSSJlvJas/s144-c/Photo%252520288.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-zNRQpW0l480/TrwHIg7_WJI/AAAAAAAABA4/pLMoqFpm9s8/Photo%252520329.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-zNRQpW0l480/TrwHIg7_WJI/AAAAAAAABA4/pLMoqFpm9s8/s144-c/Photo%252520329.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a></center></p>
<p>Changement d’ambiance la veille du match lors de notre séjour dans un temple bouddhiste. Là, il fallait se plier aux rituels et à la vie du temple : Uniforme/kimono pour tout le monde (taille unique, donc grand, petit, gros ou mince, même sentence !), diner à la cantine à 18h30 (attention à ne pas trop se servir car il ne faut pas jeter les restes à la fin du repas et chacun fait sa vaisselle), trente minutes de prières et prosternation dans le temple, extinction des feux à 21h00 et reveil à 3h50 ! Et de bon matin on recommence avec trente minutes de prières, prosternation, une heure de méditation et enfin le petit-déjeuner... un bol de riz sans sel !<br />
<center><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-uWoekpKCBHQ/TrwGBVu0EhI/AAAAAAAAA_Y/aj9w6Wlmd7M/Photo%252520058.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-uWoekpKCBHQ/TrwGBVu0EhI/AAAAAAAAA_Y/aj9w6Wlmd7M/s144-c/Photo%252520058.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/--R2ZEwsJ_aw/TrwGJPBg81I/AAAAAAAAA_g/KIzswVLn8SE/Photo%252520082.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/--R2ZEwsJ_aw/TrwGJPBg81I/AAAAAAAAA_g/KIzswVLn8SE/s144-c/Photo%252520082.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-ss9JAHqrLzI/TrwGMZo-zhI/AAAAAAAAA_w/siCZLRdfezc/Photo%252520124.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-ss9JAHqrLzI/TrwGMZo-zhI/AAAAAAAAA_w/siCZLRdfezc/s144-c/Photo%252520124.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a></center></p>
<p>Puis départ pour Séoul sous la pluie (je tiens à préciser le départ sous la pluie car c’était assez marrant pour la plupart des participants qui avaient des valises à roulettes et qui ne pouvaient donc pas rouler sur le sable mouillé... d’où l’utilité de voyager avec un sac à dos, à la Nomade...)</p>
<p>Raconté de cette façon cela peut paraitre un peu strict, genre camp militaire mais ce fut au finale une très belle expérience alliant techniques de méditations et religion bouddhiste pour ne faire plus qu’UN entre le corps et l’esprit. Après le diner, nous avons également pu échanger avec les moines, sur leur vie, le quotidien au temple, l’éveil spirituel… un moment privilégié inoubliable !</p>
<p>Début de l’itinérance par le parc national de Seoraksan, à l’Est de la Corée et de superbes balades sur des sentiers balisés. Au mois d’Octobre les couleurs sont magnifiques, les feuilles rouges et jaunes comme au Canada. Par contre il y a du monde... beaucoup de monde ! Les Coréens adorent la marche, les parcs nationaux sont très fréquentés et surtout, ils ne rigolent pas avec l’équipement : du dernier cri !<br />
<center><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-UOajWS_H_d0/TrwGLCMquEI/AAAAAAAAA_o/Ns-RkYV4xOc/Photo%252520129.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-UOajWS_H_d0/TrwGLCMquEI/AAAAAAAAA_o/Ns-RkYV4xOc/s144-c/Photo%252520129.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-FAKpSyWmBIU/TrwGrUv6keI/AAAAAAAABAQ/TnsTqPMsluY/Photo%252520152.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-FAKpSyWmBIU/TrwGrUv6keI/AAAAAAAABAQ/TnsTqPMsluY/s144-c/Photo%252520152.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh4.ggpht.com/-VvyIQs0ih2o/TrwGxlMBmsI/AAAAAAAABAY/eZO4pnWAlFU/Photo%252520269.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh4.ggpht.com/-VvyIQs0ih2o/TrwGxlMBmsI/AAAAAAAABAY/eZO4pnWAlFU/s144-c/Photo%252520269.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a></center> </p>
<p>Et la nourriture me direz-vous ? Nous avons mangé du très bon poisson frais, grillé devant nos yeux sur les fameux barbecue à la Coréenne avec une hotte géante descendant du plafond, ainsi que de la viande grillée très tendre et très bien assaisonnée. Un régal ! Pour ce qui est de l’accompagnement, place au fameux Kim Chi national (chou lacto-fermenté macéré au piment rouge, qui se consomme par dizaines de tonnes matin, midi et soir) je dois avouer que je ne suis pas fan mais tout est une question de goût... Et puis d’autres accompagnements sont disponibles puisque le repas est toujours servi avec de multiples soucoupes. On ne sait pas toujours ce qu’il y a dedans, des algues, des petits poissons, ou autres. Mais c’est là, tout l’intérêt pour les gourmands et courageux : la découverte !<br />
<center><a title="" href="http://lh5.ggpht.com/--22JCtHwCkM/TrwF6gqqkEI/AAAAAAAAA_Q/KOyL-2-gUkM/Photo%252520027.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh5.ggpht.com/--22JCtHwCkM/TrwF6gqqkEI/AAAAAAAAA_Q/KOyL-2-gUkM/s144-c/Photo%252520027.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh3.ggpht.com/-oVocLnoSdgw/TrwGlmlwQBI/AAAAAAAABAI/NtqS9fxOawY/Photo%252520233.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh3.ggpht.com/-oVocLnoSdgw/TrwGlmlwQBI/AAAAAAAABAI/NtqS9fxOawY/s144-c/Photo%252520233.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a><a title="" href="http://lh6.ggpht.com/-Ga1-pmJ78gg/TrwG9zoSghI/AAAAAAAABAo/CV3RDyOt6WM/Photo%252520294.jpg?imgmax=720" rel="lightbox[Julie et les matins calmes]" ><img src="http://lh6.ggpht.com/-Ga1-pmJ78gg/TrwG9zoSghI/AAAAAAAABAo/CV3RDyOt6WM/s144-c/Photo%252520294.jpg" alt="Julie et les matins calmes" /></a></center></p>
<p>Nous voila arrivés à la fin du séjour. Que vous dire de plus, si ce n’est d’aller admirer ce pays du matin calme, de vos propre yeux...</p>
<p><em>kam sah hamnida</em> (merci) et à bientôt !</p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/11/14/julie-et-les-matins-calmes/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/11/14/julie-et-les-matins-calmes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route de la soie : l&#8217;Ouzbékistan</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/08/16/sur-la-route-de-la-soie-louzbekistan-2/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/08/16/sur-la-route-de-la-soie-louzbekistan-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 13:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur la route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[caravansérail]]></category>
		<category><![CDATA[route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[voyage Ouzbékistan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=957</guid>
		<description><![CDATA[Par Anne Hier nous étions dans la montagne du côté de Samarcande dans un village au fond d’une vallée-oasis. Nous nous reposions de la chaleur de Boukhara et Samarcande et du rythme soutenue des visites. En nous promenant dans le village qui s’étale sur plusieurs kilomètres, nous sommes arrêtées tout le temps par les « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Par Anne</b></p>
<p>Hier nous étions dans la montagne du côté de Samarcande dans un village au fond d’une vallée-oasis. Nous nous reposions de la chaleur de Boukhara et Samarcande et du rythme soutenue des visites. En nous promenant dans le village qui s’étale sur plusieurs kilomètres, nous sommes arrêtées tout le temps par les « Bonjours » des habitants. Il faut dire que nous sommes hébergées chez l’ancien directeur de l’école, professeur de français et qui pendant 40 ans a enseigné le français dans ce village et le parle très bien. Il a eu le temps de faire des émules.</p>
<p>Cependant les dialogues restent brefs, nous échangeons nos noms et nos âges, nous prenons des photos et sommes aussi beaucoup prises en photos : juste retour des choses !</p>
<p>Mais nous sommes aussi invitées  à prendre le thé, et c’est là que les "gaffes" commencent. Sur le tcherpaïa, plateforme située sur la terrasse et sur laquelle on boit le thé, on discute, on mange assis en tailleur ou à demi allongé, nous commençons par mettre les pieds sur la "table", nous le savons pourtant depuis 15 jours nous devrions avoir pris l’habitude ! Nous sommes gentiment reprises. Puis on nous apporte un pain rond toujours délicieux. Le maitre de maison le partage et nous en donne un bout, que nous goutons évidemment ! Mais là, il ne fallait pas, puisque 5 minutes plus tard on nous apporte à chacune un grand bol de lait caillé parfumé aux herbes aromatiques. Nous goutons le lait. Là devant notre flagrant manque de savoir vivre, le maitre de maison prend les choses en main en nous montrant que le pain se met en petits bouts dans le lait et que cela se mange à la cuillère.<br />
<span id="more-957"></span><br />
Disciplinées, nous obéissons et les choses se compliquent pour Michèle qui n’aime pas le lait et qui était restée très discrète. D’autant que nous étions sorties de table deux heures auparavant après avoir mangé entre autres, 4 beignets aux herbes sous le regard autoritaire de la maîtresse de maison pour qui 4 beignets étaient un minimum incontournable! Heureusement il faisait chaud et le lait caillé est très rafraichissant. Nous faisons comprendre que nous apprécions cette large hospitalité, mais que nous ne pourrons pas aller au bout de ce grand bol. Après avoir joué avec les enfants, nous avons épuisé toutes les tentatives de dialogues possibles en français, en anglais, par signe et par mime et nous essayons de prendre congés….mais là, nous nous rendons compte que nous n’avons pas encore bu le tchaï, le thé et que nous ne pouvons pas partir ! Trois bols de thé plus tard nous prenons congés, l’estomac lesté et décidons de rentrer par la montagne : il est hors de question de tomber dans un autre piège, nous mourrions d’indigestion !</p>
<p>Là, pas de chemin direct et nous suivons les traces du bétail. Evidemment nous sommes arrêtées par des vallons et des clôtures et les enfants que nous rencontrons et à qui nous demandons notre chemin, rient beaucoup de notre ignorance et de nos attitudes ! Et aussi de notre peur des serpents !</p>
<p>Nous rentrons sans autres difficultés, ravies de nos « aventures ». Il doit être environ 18 heures, nous sommes invitées à nous installer sur le tcherpaia où sont servis un plat de légumes de pot au feu et des friandises…et il faut manger. Je m’en sors en allant prendre une douche et abandonnent mes deux complices à leur sort (les européennes se lavent tout le temps, ils ont compris cela).</p>
<p>Repas à 19 heures… et il y aura des toasts à porter !</p>
<p>Voilà nos journées et nos découvertes gastronomiques étonnantes.  Mais nous avons aussi des discussions avec le chef de famille qui nous accueille, père de 11 enfants, grand-père de 14 petits enfants, maire de son village depuis l’époque soviétique jusqu’il y a quelques années et aujourd’hui retraité. Il gouvernemaintenant avec son épouse son entreprise familiale d’accueil d’hôtes la plupart du temps français. Et nous apprenons beaucoup de choses sur la vie quotidienne d’une famille.</p>
<p>Et puis les visites de Boukhara et de Samarcande avec leurs monuments extra ordinaires. Nous avions bien sûr vu des photos de la place du Registan à Samarcande avec ses 3 medresas et d’autres de la moquée de Bibi Kalhoum, mais nous ne connaissions pas la nécropole de Samarcande, incroyable avec sa succession de mausolées de plus en plus beaux au fur et à mesure de la montée sur la colline, le recueillement des fidèles…</p>
<p>Nous avons pourtant du mal à reconnaitre les restaurations de monuments du XVI, trop bien faites finalement, et les monuments également restaurés du XIX…les mêmes matériaux et le mêmes techniques portent à confusion, mais les ensembles architecturaux  restent grandioses. Khiva, cette merveilleuse petite ville musée est véritablement incroyable.</p>
<p>Nous regrettons également les travaux d’urbanisme visiblement très récents, rues bien pavées, arbustes plantés récemment et qui ont pris la place de terrasses ancestrales, de petites boutiques ou d’arbres centenaires. Ces restaurations trop parfaites privent de vie de ces centres anciens, où l’animation traditionnelle des joueurs d’échecs ou de backgammon a été enlevée. Nous avions aimé l’animation grouillante des villes de Turquie que nous ne retrouvons d’ailleurs plus non plus sur les marchés organisés et bétonnés d’Ouzbékistan.</p>
<p>Nous avons également passé trois jours dans le désert, visité des citadelles, dormi sous une yourte avec une famille Kazakh, bu du lait caillé de chamelle et écouté chanter des chansons à la veillée.</p>
<p>Aucune monotonie, aucune lassitude dans ce périple en Ouzbékistan (si ce n’est peut-être la longue route entre Samarcande et Tachkent). L’accueil est partout chaleureux surtout dans les petites villes ou villages ou dans les petits « hôtels de charme » où nous avons été hébergées à Khiva, Boukhara ou Samarcande. Nous n’avons pas toujours d’eau chaude et les coupures électriques sont nombreuses, les liaisons internet aléatoires (n’est-ce pas Anne, qui espère toujours une éventuelle connexion et ne lâche pas son e-phone) mais nous savions que nous ne retrouverions pas nos normes de confort et nous voyageons pour découvrir et être étonnées… et là c’est parfait !</p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/08/16/sur-la-route-de-la-soie-louzbekistan-2/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/08/16/sur-la-route-de-la-soie-louzbekistan-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route de la soie : le Turkménistan</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/20/sur-la-route-de-la-soie-le-turkmenistan-2/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/20/sur-la-route-de-la-soie-le-turkmenistan-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 10:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur la route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[caravansérail]]></category>
		<category><![CDATA[route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[Turkménistan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=826</guid>
		<description><![CDATA[Par Anne Trois jours au Turkménistan nous ont permis de découvrir ce pays merveilleux où tout est fait pour le bonheur du peuple ! Notre arrivée déjà : à 3 heures du matin. Nous faisons connaissance avec notre guide qui nous abandonne 500 mètres devant l’aéroport le temps d’aller chercher le mini-bus qui nous conduira à l’hôtel. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Par Anne</b></p>
<p>Trois jours au Turkménistan nous ont permis de découvrir ce pays merveilleux où tout est fait pour le bonheur du peuple !</p>
<p>Notre arrivée déjà : à 3 heures du matin. Nous faisons connaissance avec notre guide qui nous abandonne 500 mètres devant l’aéroport le temps d’aller chercher le mini-bus qui nous conduira à l’hôtel. Jean-Yves et Michèle en profitent pour allumer une cigarette, et moins d’une minute après nous sommes entourés d’un policier en uniforme et de deux de ses collègues en civil qui confisquent nos passeports…nous ne savions pas pourquoi. En fait, au Turkmesnistan, il est interdit de fumer…pour la santé de tous, bien sûr !</p>
<p>Au retour de la guide, l’affaire s’arrange rapidement, heureusement….</p>
<p>A Achgabat, la capitale, les monuments et bâtiments sont en marbre blanc de style soviétique …trèslégers, les palais et les fontaines à la gloire du grand Turkmenbachy, dirigeant après l’indépendance en 1991 sont,au moins, étranges dans ce désert. Les avenues  se coupent à angle droit, les grands hôtels à l’allure internationale distribuent uneeau parcimonieuse (ou pas du tout), toujours la même nourriture grasse pour nous éviter la fatigue du choix. Tout est surprenant, parfois moche mais souvent les deux à la fois.<span id="more-826"></span></p>
<p>Heureusement,  nous avons visité deux sites historiques de grand intérêt. Aux pieds des montagnes, à côté d’Achgabat   se trouve Nissa,datant de 300 ans avant JC, nous avons suivi un archéologue russe.Vaste et merveilleusement situé, construit en terre crue, les fouilles de ce site sont récentes et peu avancées : nous avons essayé d’imaginer sa splendeur et les rites Zoroastriens qui s’y déroulaient.</p>
<p>Konye-Ourgentch : ancienne capitale de la région du Khârezm aujourd’hui coupée en deux entre le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Il en reste 6 monuments dans un vaste espace très fréquenté : nous y étions le 9 mai jour de la fête de la libération de 1945. Nous avons attiré l’attention des visiteurs, et nous avons été photographiés comme des stars ! Un juste retour des choses pour nous qui ne quittons pas nos appareils photos de la journée.</p>
<p>Un mausolée magnifique, un minaret (le plus haut d’Asie Centrale au moyen âge), un observatoire ou une butte funéraire, selon les sources, où nous avons  pu observer quelques pratiques chamaniques ( ?).</p>
<p>La traversée du désert du Karakoum n’a pas été aussi difficile que nous l’avions redouté. Il pleuvait quand nous sommes partis et les arrêts aux 2 étonnants cratères de gaz ont coupé notre route.</p>
<p>L’approche avec les Turkmènes reste difficile en raison de la langue, ils ne parlent pratiquement pas  l’anglais, et les tentatives de dialogues sont difficiles. Les femmes sont très belles et portent des robes longues à l’encolure brodée très élégantes. Nous en avons vainement  cherché, puis avons découverts  qu’elles étaient faites sur mesure…nous ne sommes pas restés suffisamment longtemps pour en ramener, dommage ! Les écolières portent ces robes dans des couleurs traditionnelles, elles ont de longues nattes et un calot, cela leur va à ravir.</p>
<p>Mais nous avons aussi découvert  l’espionite aigue des dirigeants et la paranoïa des habitants : chacun surveille et craint l’autre, ce qui rend ce pays triste et sans vie.</p>
<p>Un rapide passage sur un marché nous a permis quand même de voir un peu les habitants dans leur vie quotidienne, mais nous avons dû insister et n’avons eu que ¾ d’heure de permission.</p>
<p>L’expérience du Turkménistan a été vécu de façons diverses par notre groupe. D’après ce que j’ai compris des réactions de certains, c’est une étape sans intérêt, l’accueil, le confort n’étant pas à la hauteurde ce que nous pouvons en attendre, elle pourrait être supprimée.</p>
<p>Pour ma part, je suis très heureuse de l’avoir vécue et j’ai essayé de comprendre l’évolution actuelle, la réalité de ce pays fermé au monde qui l’entoure. Je me souviendrais des deux guides aux approches différentes, une femme se déclarant fille de l’Union Soviétique et un homme plus jeune très curieux du reste du monde: un même amour de leur pays le plaçant comme le plus beau, le plus grand, le plus….tout, de l’Asie centrale !  Même plus de référence à l’Europe, un coup pour notre ego !</p>
<p>Finalement cette étape du voyage a été enrichissante, même si nous avons été contents de sortir de ce pays étouffant!</p>
<p>Le passage de la frontière ne nous a pris qu’une heure et quart avec au moins 6 présentations de passeport, et le passage à pied d’un no man’s land de 500 mètres.</p>
<p>Mais aujourd’hui,  génial nous sommes arrivés à Khiva en Ouzbékistan. Merveilleux, des minarets décorés, des medersas reposantes, des palais avec harem aux faïences bleues ou vertes sublimes.</p>
<p>Nous retrouvons de la vie. Demain nous continuons notre visite de Khiva  avant de partir pour les citadelles du désert, puis rendre visite à des nomades Kazakhs et dormir pour la première fois sous une yourte.</p>
<p>Je suis toujours ravie de cette route étonnante dont le but est encore lointain... heureusement.</p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/20/sur-la-route-de-la-soie-le-turkmenistan-2/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/20/sur-la-route-de-la-soie-le-turkmenistan-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route de la soie : la Turquie</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/06/sur-la-route-de-la-soie-la-turquie/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/06/sur-la-route-de-la-soie-la-turquie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 08:44:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur la route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[caravansérail]]></category>
		<category><![CDATA[route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=818</guid>
		<description><![CDATA[Par Anne Voilà un mois exactement que je quittais Paris pour rejoindre Venise sur les traces de Marco Polo. Mon cargo a mis 10 jours pour atteindre la Turquie et retrouver mes compagnes de voyage sur la Route de la soie. Nous sommes trois femmes à faire ce périple de 2 mois et demi jusqu’à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Anne</strong></p>
<p>Voilà un mois exactement que je quittais Paris pour rejoindre Venise sur les traces de Marco Polo. Mon cargo a mis 10 jours pour atteindre la Turquie et retrouver mes compagnes de voyage sur la Route de la soie. Nous sommes trois femmes à faire ce périple de 2 mois et demi jusqu’à Xi’an et j’ai été désignée comme "écrivaine du groupe" par une autre Anne et Michèle. Nos parcours et nos motivations sont différentes, mais notre envie de découverte, de dépaysement et notre curiosité sont les mêmes. Un couple, Michèle et Jean-Yves, nous accompagne jusqu’en Ouzbékistan.</p>
<p>Les premiers caravansérails, nous les avons découverts dès Istanbul et nous avons commencé à imaginer la vie de ces commerçants se croisant et échangeant sur cette Route de la Soie. Notre guide pour la Turquie, Mehmet, connait son pays sur le bout des doigts : de l’ouest à l’est et du nord au sud, de la préhistoire à nos jours. Car bien sur, nous débordons de notre sujet pour comprendre ce qu’il reste de cette Route mythique et la vie des régions que nous traversons qu’elle a profondément influencée.</p>
<p>Pour le moment nous n’avons pas vu beaucoup de soie, sauf quelques foulards à Bursa, mais en revanche d’autres produits qui nous font déjà rêver aussi: des épices, du miel, des gâteaux…ah les baklavas ! Les petites boutiques des souks regorgent de marchandises de toutes sortes, de l’artisanat aux téléphones portables.<span id="more-818"></span></p>
<p>Entre Istanbul et Ankara nous nous sommes arrêtés à Iznit, là où étaient fabriquées les faïences décorant les Palais et mosquées d’Istanbul. Un arrêt également à Baypazari. Dans cettepetite ville à l’écart des importantes routes touristiques, les traditions d’accueil et d’hospitalité restent vives. Nous éveillons la curiosité des personnes que nous croisons .Les échanges restent difficiles, la France n‘est pas connue et seul un peu d’anglais nous permet d’échanger. Nous sommes toujours invités à entrer dans les boutiques pour voir, goûter les spécialités (et il y en a beaucoup !!) : l’accueil est sincère, les turcs souhaitent nous montrer leur vie et le meilleur d’eux-mêmes.</p>
<p>Lorsque nous nous promenons trois femmes européennes ensembles, les turques approchent et nous regardent et cherchent à nous aborder. Plus nous allons vers l’Est et surtout depuis la Cappadoce, plus les traditions sont visibles, les femmes voilées plus nombreuses. Nous sommes souvent les seules femmes à prendre un thé en public. Le raki, un apéritif anisé turc, devient rare. Heureusement Jean-Yves est là pour nous en trouver.</p>
<p>A Ilhara, nous avons été invitées à prendre le thé par une femme de 31 ans accompagnée de ses 2 garçons de 11 et 9 ans.Nous avons retrouvé sa belle-mère qui attendait dans sa maison et avait préparé le repas du soir. Notre hôte rentrait de son cours d’anglais à une 20 aine de km de là. Son mari travaillant à Londres, elle souhaite le retrouver et pour cela, elle doit passer un examen de langue. Elle nous a présenté ses cahiers et restait très surprise que nous comprenions ce qu’elle nous disait. Nous n’oublierons pas son esprit vif, son sourire et l’excellent gateau au fromage préparé et offert avec beaucoup de gentillesse par sa belle-mère.</p>
<p>Les paysages sont toujours immenses, les horizons lointains. Le joli lac près d’Iznit bordé d’arbres fruitiers, le grand plateau anatolien où l’air est transparent, la Cappadoce fantastique de formes et de couleurs. Un vol en montgolfière a animé cette étape. Un spectacle déjà féériquevu de la terre, que l’envol de dizaines de ballons immenses, mais aussi un spectacle incroyable vu du ciel dans le calme du matin. Les « Michèles » et Jean-Yves sont revenus émerveillés de ce vol et de leur passage dans les nuages. Tandis que Mehmet et moi avons dû faire du stop pour regagner l’hotel….où Anne dormait encore : les vols débutent très tôt le matin, une vraie maronette selon Mehmet (marmotte… nous avons mis du temps à trouver – mignon, non ?) !</p>
<p>La randonnée qui a suivi était également fabuleuse avec la vallée des pigeons, la vallée rose et la vallée rouge. Les traces des anciens monastères et la halte chez Pépé, un ami de Mehmet,au creux d’un vallon pour boire le thé.Les églises creusées dans falaises entre le 8° et le 12 siècles, décorées de scènes bibliques aux couleurs encore extrêmement bien conservées pour certaines sont fabuleuses. La sensibilité des artistes de l’époqueen font des lieux intimes et spirituels malgré la foule qui s’y presse.</p>
<p>Notre Route est régulièrement ponctuée de visites de caravansérails. Certains à l’écart des nouvelles voies de communication et perdus sur la steppe nous permettent d’imaginer la vie des caravaniers, contents d’arrivée à une halte où le confort extrêmement relatif d’un hammam, et la possibilité de prier dans la mosquée, devaient leur apporter un réconfort.</p>
<p>La ferveur rencontrée dans les lieux saints de Bursa, la ville des derviches tourneurs et de Sanliurfa est également prenante.<br />
Et puis les villes de l’est, depuis Gyasentep, Sanliurfa, Mardin différentes par leur architecture et leur décoration nous ont également marquées. Et toujours la présence de caravansérails et toujours ces souks qui grouillent de vie, de marchandises, de bruits et d’odeurs.</p>
<p>Un site incroyable, le mont Nemrut Dag, à 2 000 métres d’altitude, avec ses statues colossales dont les têtes sont tombées à la suite d’un tremblement de terre. Nous l’avons visité dans les nuages, ce qui lui donnait un aspect encore plus étrange, mais nous n’avons pas pu voir le mont Taurus vers lequel ces statues sont tournées.<br />
Et puis encore le village d’Harran, à 15 km de le frontières syrienne, avec ses maisons en forme de termitière... et puis, et puis...</p>
<p>Ce qui, pour le moment, nous a le plus surpris dans ce début de voyage, c’est l’humanité, la générosité, la curiosité envers l’étranger et le sens de l’accueil des Trucs : une tradition inscrite dans les gênes des habitants des pays traversés par la Route de la Soie ? Nous verrons en chemin...</p>
<p>Nous rentrons maintenant sur Istanbul, pour prendre un vol vers le Turkmenistan : nous n’irons pas en Iran cette fois, c’est un grand regret pour nous tous.</p>
<p>Ce voyage va trop vite pour moi, j’ai très envie de m’arrêter partout pour m’imprégner des paysages, des odeurs, des couleurs, des sensations. Pour boire un thé, bavarder, jouer au backgammon (Mehmet nous a initiés) : un art de vivre que j’approfondirais volontiers…</p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/06/sur-la-route-de-la-soie-la-turquie/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/07/06/sur-la-route-de-la-soie-la-turquie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Réunion au sommet !</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/04/22/les-recos-nomade-la-reunion/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/04/22/les-recos-nomade-la-reunion/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 12:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<category><![CDATA[voyages Réunion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=726</guid>
		<description><![CDATA[par Sylvain Lenglart Son message d'absence disait vrai : Sylvain était effectivement absent ces dernières semaines. Occupé par une Réunion au sommet, un véritable cirque... ! De retour de cette véritable épreuve de force, où stress intense et café à répétition en aurait sapé plus d'un, il nous est apparu étrangement zen. Et bronzé. De [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Sylvain Lenglart</strong></p>
<p>Son message d'absence disait vrai : Sylvain était effectivement absent ces dernières semaines. Occupé par une Réunion au sommet, un véritable cirque... !</p>
<p>De retour de cette véritable épreuve de force, où stress intense et café à répétition en aurait sapé plus d'un, il nous est apparu étrangement zen. Et bronzé.<br />
De la à penser qu'il nous cache quelque-chose... il n'y a qu'un pas...</p>
<p>Alors Sylvain, ces budgets ? votés ou pas ?</p>
<div class="picasaView clearfix">
	<a href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/04/22/les-recos-nomade-la-reunion/?picasaViewAlbumId=SylvainLaReunionMars2011%2C0" title=""><img src="https://lh5.googleusercontent.com/-sh0FFdZ22WM/TbFJx25NzpE/AAAAAAAAAj0/EbpjoMXWQBQ/s160-c/SylvainLaReunionMars2011.jpg" alt="Sylvain - La R&eacute;union - mars 2011" title="" /></a>
	<h3><a href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/04/22/les-recos-nomade-la-reunion/?picasaViewAlbumId=SylvainLaReunionMars2011%2C0">Sylvain - La R&eacute;union - mars 2011</a></h3>
	<p> <small>(22.04.2011, 60 Photos)</small></p>
</div>


<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/04/22/les-recos-nomade-la-reunion/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/04/22/les-recos-nomade-la-reunion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La traversée intégrale du Népal du sud au nord</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2011/03/23/la-traversee-integrale-du-nepal-du-sud-au-nord/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2011/03/23/la-traversee-integrale-du-nepal-du-sud-au-nord/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 15:43:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Partez avec Nomade]]></category>
		<category><![CDATA[Récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[expédition Nomade]]></category>
		<category><![CDATA[grande traversée]]></category>
		<category><![CDATA[trek népal]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=693</guid>
		<description><![CDATA[Ce grand voyage est donc reparti le 25 février avec 3 marcheurs déterminés à aller au bout (48 jrs dont 40 de trek), et qui seront rejoint par d’autres sur les segments successifs que compte l'aventure… Au final, 7 à 8 marcheurs en permanence, accompagnés par l'un des guides francophones que nous avions invité cet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://nomade-aventure-blog.com/wp-content/uploads/2011/03/nepal.jpg" alt="" title="La grande traversée du Népal du nord au sud" width="540" height="405" class="aligncenter size-full wp-image-694" />Ce grand voyage est donc reparti le 25 février avec 3 marcheurs déterminés à aller au bout (48 jrs dont 40 de trek), et qui seront rejoint par d’autres sur les segments successifs que compte l'aventure…</p>
<p>Au final, 7 à 8 marcheurs en permanence,  accompagnés par l'un des guides francophones que nous avions invité cet été (ainsi que toute une équipe népalie : cuisinier, porteurs etc.), évolueront hors des sentiers battus, du Téraï jusqu’au Manaslu.</p>
<p>Un trek mythique. Et le mot est faible...</p>
<p>&#8226; <a href="http://deepakp.unblog.fr/" target="_blank">Suivez l’expédition sur le site de Deepak : Welcome Nepali</a><br />
&#8226; <a href="http://www.nomade-aventure.com/recherche/fiche.asp?codeCircuit=1759" target="_blank">Retrouvez ce trip d'exception sur le site Nomade Aventure</a></p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2011/03/23/la-traversee-integrale-du-nepal-du-sud-au-nord/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2011/03/23/la-traversee-integrale-du-nepal-du-sud-au-nord/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route de la soie : la Chine &#8211; Suite et fin</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2010/12/15/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-suite-et-fin/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2010/12/15/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-suite-et-fin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 10:46:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghizie]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[Turkménistan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=632</guid>
		<description><![CDATA[Par Armelle, Isabelle, Jean, Michèle et Paul Après un vol sans problème, nous arrivons à l’aéroport qui se trouve à 80 km de la ville de Lanzhou. Nous découvrons une ville très polluée par des industries lourdes où les immeubles surgissent comme des arbres dans la forêt, la promiscuité des bâtiments est telle que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Armelle, Isabelle, Jean, Michèle et Paul</strong></p>
<p>Après un vol  sans problème, nous arrivons à l’aéroport qui se trouve à 80 km de la ville de Lanzhou. Nous découvrons une ville très polluée par des industries lourdes où les immeubles surgissent comme des arbres dans la forêt, la promiscuité des bâtiments est telle que les fenêtres donnent directement chez les voisins, affreux ! Nous sommes dans la Province du Gansu.<br />
<center><iframe align="center" src="http://www.flickr.com/slideShow/index.gne?group_id=&#038;user_id=7950703@N06&#038;set_id=72157624601491790&#038;tags=routedelasoie,nomadeaventure" frameBorder="0" width="500" height="500" scrolling="no"></iframe></center></p>
<p>Le fleuve jaune traverse la ville de ses eaux  ocre. Sur notre parcours Lanzhou ne sera  qu’une halte  sans intérêt. Le lendemain nous poursuivons par Yongjing, les grottes bouddhiques de Bingling. Magnifique !!! Nous traversons des paysages en espaliers où les cultures et les villages s’accrochent  à flanc de montagne formant  un relief aux couleurs printanières. Nous prenons le bateau à Liujiaxia sur le lac artificiel pour rejoindre le site bouddhique le plus ancien au milieu de falaises lœssiques appartenant aux monts Jishi. Paysages grandioses…les grottes sont creusées sur les flancs de la vallée de Dasigou, Bingling veut dire  « Cent Mille Bouddha ». Site gigantesque, magnifique par sa minéralité ainsi que par l’abondance,  la beauté de l’art rupestre.</p>
<p>Direction Xiahe, on traverse les collines de lœss et aborde le Tibet de l’Est dit « petit Tibet ». Là,  à 2900m d’altitude, nous allons visiter l’une des plus importantes lamaseries de la secte des « bonnets jaunes », le monastère de Labrang. Les pèlerins viennent en masse prier, exprimer leurs souhaits, se prosterner, vénérer Bouddha. Les temples sont chargés de symboles, d’icones, de représentations de Buddha sous toutes les formes et sont consacrés à des enseignements différents. L’urgence qui semble agiter la population pour faire tourner la multitude de moulins à prière, à parcourir les différents temples, à en faire le tour un nombre de fois défini, tous ces gestes  dégagent l’urgence de la démarche, c’est impressionnant !!! Les moines, eux, paraissent plus sereins. Dans la ville le commerce semble être très prospère, les différentes ethnies se promènent en famille dans les costumes traditionnels. Un vrai régal de couleurs et d’esthétique.</p>
<p>Nous prenons le train de nuit pour la première fois pour nous rendre à Xi’an depuis Lanzhou. Nous allons découvrir les trains locaux !!! Plutôt bien les couchettes !!! Nous nous installons à quatre par wagon, nos bagages ont du mal à loger, mais les lits sont bons, nous passerons une bonne nuit.</p>
<p>Xi’an la ville du Musée des guerriers et des chevaux en terre cuite du Mausolée du premier empereur des Quin, mais pas uniquement la petite et grande Pagode de l’oie sauvage ainsi que  le musée d’histoire de la province du Shaanxi nous émerveillent aussi. Dans des jardins très « zen » la population fait de l’exercice physique, des arts martiaux pour certains, de la danse pour d’autres, mais toujours beaucoup de concentration et de maitrise des gestes. Le vieux quartier musulman garde son agitation même aux heures les plus chaudes, le bazar abouti sur la mosquée aux allures de temple Bouddhique.</p>
<p>La fin du voyage approche et la route de la soie est terminée. Nous devons reprendre un train de nuit pour Beijing. 1200 Km  parcourus dans la nuit que nous avons passé à dormir comme des marmottes pour être en pleine forme à notre arrivée à Pékin. Journée libre, certains filent sur la grande muraille (80 km), d’autres visitent la place Tian ‘an men, la Cité interdite.</p>
<p>D’Istanbul à Pékin soit 16000km rythmés par la rencontre de cultures et de croyances à la fois différentes et si proches résultat provoqué par le mélange dû au nomadisme, aux conquêtes des territoires, à la curiosité des hommes… Ces envies d’échanger des idées, de troquer des marchandises, de partager des connaissances ont permis de bâtir l’aujourd’hui de ces pays et le développement de demain.</p>
<p>Nous rentrons chacun riches des paysages vus, des belles rencontres faites, des idées échangées tout le long de ce parcours de soixante quinze jours sur « une » des  Routes de la Soie. Partis pour  découvrir les motivations de ceux qui ont ouvert cette route, nous revenons avec d’autres interrogations sur l’utilisation de ces voies au service du développement des pays que nous avons traversé et aimé. Il nous faudra y revenir…</p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2010/12/15/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-suite-et-fin/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2010/12/15/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-suite-et-fin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route de la soie : la Chine</title>
		<link>http://nomade-aventure-blog.com/2010/08/06/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-2/</link>
		<comments>http://nomade-aventure-blog.com/2010/08/06/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 14:09:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur la route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghizie]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[Turkménistan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomade-aventure-blog.com/?p=562</guid>
		<description><![CDATA[Par Armelle, Isabelle, Jean, Michèle et Paul Nous voilà pris en charge dans le no m’s land par une nouvelle équipe : Salijan, notre guide d’origine Ouïgour, et Elil notre chauffeur. Après 200 Km de piste chaotique dans des montagnes aux couleurs somptueuses, de contrôles douaniers, de nombreux contrôles d’identité et un orage d’accueil, nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Armelle, Isabelle, Jean, Michèle et Paul</strong></p>
<p>Nous voilà pris en charge dans le no m’s land par une nouvelle équipe : Salijan, notre guide d’origine Ouïgour, et Elil notre chauffeur. Après 200 Km de piste chaotique dans des montagnes aux couleurs somptueuses, de contrôles douaniers, de nombreux contrôles d’identité et un orage d’accueil, nous arrivons à Kashgar.<br />
<center><iframe align="center" src="http://www.flickr.com/slideShow/index.gne?group_id=&#038;user_id=7950703@N06&#038;set_id=72157624237756555&#038;tags=routedelasoie,nomadeaventure" frameBorder="0" width="500" height="500" scrolling="no"></iframe></center></p>
<p>Cette oasis fait partie de la région autonome du Xinjiang (vaste territoire de 6 fois la France) et est un carrefour des routes de la soie (itinéraire nord et itinéraire sud). Kashgar est devenue une ville moderne importante et riche, grâce au commerce avec les frontaliers : Kirghizstan, Tadjikistan, Afghanistan et Pakistan. La population du Xinjiang est majoritairement Ouïgour, musulmans sunnites (8,2 millions pour 5,7millions de Hans).<span id="more-562"></span></p>
<p>La ville de Kashgar grouille d’activités, les bazars vendent à la criée, la foire aux bestiaux avec son ambiance à la fois sérieuse (négociations) et festive (repas) nous rappelle celle de Kirghizie. Tous les moyens de transport se croisent sur la route : l’âne et sa charrette, les vespas avec remorque, les camions, les voitures, tous chargés plus que de raison et tout cela parvient à passer, sans incident. Une prouesse !!!</p>
<p>Dans les vieux quartiers de Kashgar on assiste à la démolition de la vieille ville au profit d’immeubles plus résistants aux tremblements de terre. Il ne reste plus qu’un vieux quartier historique transformé en musée malgré la présence de la population. Nous avons oublié de vous dire !!! Notre équipe s’est agrandie d’une compagne, Michèle mais hélas, Emmanuel nous quitte pour poursuivre seul son voyage.</p>
<p>Nous poursuivons en prenant la route de Karakorum taillée dans la montagne. Paysages sublimes avec le massif de Koungur dont les cimes affleurent en permanence le ciel à 7 000 m d’altitude pour arriver au lac Karakul à 3 600 m d’altitude. Sa surface s’élève à 10 000 km2 et se trouve au pied du Muztagata (7 546 m). Hélas, les nuages nous en cachent la cime. La ballade autour du lac est un grand moment de paix et de sérénité tant les paysages sont beaux, la lumière propice aux photos qui ne seront jamais aussi belles que ce que l’on voit. Les paysages se succèdent, changent à chaque levée de nuages, le ciel est tout en relief. Magnifique, les superlatifs nous manquent. Nous dormons à nouveau dans les yourtes. Le poêle est indispensable le soir...</p>
<p>Nous prenons la route de la soie Nord entre la chaine du Tian Shan et le désert de Takla-Makan, en remontant le cours du Tarim, rivière importante pour l’irrigation de toute cette région. Nous nous dirigeons vers Aksu, ville de culture du coton et de céréales et Kuqa pour visiter les grottes de Kyzyl, les plus anciennes de l’art bouddhique.</p>
<p>Les fresques réputées être les plus belles de l’Asie Centrale (art Gandhara), nous laissent un peu désappointées malgré notre imaginaire, tant ces dernières sont dégradées et pour beaucoup inaccessibles (fermées ou réservées aux études de spécialistes). En effet, historiquement, beaucoup de prélèvements ont été effectués par des archéologues étrangers peu délicats, abimés par l’arrivée de l’Islam ou aucune représentation humaine n’était autorisée. Enfin, par la Révolution culturelle de Mao dont la seule religion était le parti.</p>
<p>Sur la route du retour vers Kuqa par le défilé de l’eau salée, nous effectuons une marche dans le Canyon Kyzyl Yar sur quelques kilomètres seulement car un orage s’annonce. Nous retrouvons ici aussi des lieux réservés au culte bouddhique d’aujourd’hui. Curieusement, on peut être à la fois, de religion musulmane, pratiquer des rites chamaniques ainsi que le culte bouddhique. Merveilleuse alchimie !!! Magnifique parcours dans les montagnes rouges où un chinois nous arrête pour que nous trouvions la forme d’un tigre dans la sculpture de la roche. Moment amusant et chaleureux.</p>
<p>Notre guide Salijan toujours soucieux de notre bien être nous a réservé une surprise en nous emmenant diner dans un jardin botanique. Cadre végétal grandiose, repas succulent, ambiance chaleureuse. Merci Salijan.<br />
Avant de quitter Kuqa, nous visitons la deuxième mosquée d’Asie de part sa capacité (10 000 fidèles peuvent s’y rassembler). Nous poursuivons la route pour Korla en traversant le désert de Takla-Makan, vastes champs de puits de pétrole alternés par des plantations irriguées de peupliers, vignes et arbres fruitiers. La température augmente, la route ressemble à une piste car beaucoup de travaux sont en cours et énormément de camions empruntent cette route. Paysages très plats à perte de vue, animés seulement par les puits de pétrole. Nous arrivons enfin à Korla sous une chaleur terrible. L’oasis s’est transformée en une ville très moderne et riche du fait du pétrole. Le soir, la place du Peuple s’anime, les gens dansent, font du roller, prennent le frais (relatif !).</p>
<p>Turfan, pays du feu et du vent, cité du raisin (centaine de sortes). Turfan est à 154 m en dessous du niveau de la mer, d’où la chaleur intense. Cette ville était une étape vitale pour les caravanes de la route de la Soie. La gestion de l’eau est majeure pour Turfan qui doit sa survie aux karez qui existent depuis plus de 2 000 ans. Ce système d’irrigation est apparu tout d’abord en Perse (kanats), la technique a été véhiculée par la route de la soie.</p>
<p>Malgré la chaleur écrasante, visite du minaret du sultan Emin (44 m) et du Palais de l’Empereur, très belle architecture et mobilier d’époque (18e) De là, nous dominons la campagne et avons une vue sur les séchoirs à raisins, magnifiques œuvres ajourées en briques crues.</p>
<p>Les grottes des mille Bouddhas de Bezeklik (« le lieu aux peintures ») au cœur des montagnes flamboyantes, sont creusées dans le flanc de la petite gorge de la rivière Murtuk. Sur les 64 sanctuaires rupestres restants, nous ne pouvons en visiter que quelques uns, qui paraissent très dégradés et une partie des peintures sont au musée indien de Berlin. Les moines avaient leur logement au bord de la rivière et cultivaient un petit jardin.<br />
Nous visitons la nécropole d’Astana. Cette dernière a été utilisée sans discontinuer du IV au Xe siècles. Sur les 350 tombes fouillées, seulement trois sont visibles. Nous descendons dans les tombes peintes ; l’une représente les vertus confucéennes, l’autre des oiseaux, la dernière abrite un couple de momies dont l’homme a une pièce de monnaie Perse dans la bouche.</p>
<p>Gaochang, est un ancien haut lieu monastique. Royaume de Kharakhoja d’une surface de 100 000m2 où palais, édifices civils et religieux se succédaient. Protégés par 70 tours et deux enceintes intérieures, ce site est monumental. Nous parcourons cette ville abandonnée sous un soleil de plomb avec le concours d’un âne et de sa carriole. Il est midi la lumière est forte. Le site est impressionnant par sa taille et les restes des différents temples. Ils semblent qu’a cette époque le Bouddhisme, le Manichéisme et le Nestorianisme étaient pratiqués sans discrimination.</p>
<p>Nous déjeunons chez l’habitant dans le village Mazar, l’un des plus anciens villages Ouïgours, Toyuq, haut lieu de pèlerinage de l’Islam. Un voyage à la Mosquée des « sept dormants » est considéré comme égal à la moitié d’un voyage à la Mecque. Ceux qui s’y rendent reçoivent le titre de « demi adge ».</p>
<p>Traversée des steppes mongoles de Balikum. Nous longeons le désert de Gobie pour atteindre le lac Barkol où nous ne pouvons rester puisque tout campement est désormais interdit par les autorités. Nous y retournerons le lendemain matin sous une pluie battante. La population y est majoritairement d’origine kazak. Notre guide Salijan nous vante la Suisse du Xinjiang. Il est vrai que les paysages sont très verdoyants. Nous poursuivons pour rejoindre Hami, la ville des melons. A l’entrée de la ville nous visitons une des tours de guet qui jalonnaient la route pour en assurer la sécurité.</p>
<p>Nous quittons la région autonome du Xinjiang pour la province du Gansu en direction de Dunhuang. Nous sommes à l’extrémité ouest du désert de Gobi, sur des routes défoncées, avec une circulation intense de camions surchargés, aux paysages tourmentés, arides, sombres et minérales. A l’arrivée de Dunhuang nous apercevons des ruines de la Grande muraille. Après huit heures de route épuisante, nous sommes enfin arrivés par la « route de la paix » (nouvelle appellation).</p>
<p>Nous faisons nos adieux à nos compagnons de route Salijan et Elil qui doivent faire repartir dans la même journée. Merci à vous qui avez su nous faire partager l’amour de votre pays et de vos origines ainsi que pour les multiples attentions dont nous avons fait l’objet.</p>
<p>Pour deux jours à Dunhuang, nous avons une guide du nom de Jeanne (traduit pour nous), qui va nous accompagner dans la visite des sanctuaires rupestres de Mogao dit « la Sixtine du Bouddhisme ». Le soir nous allons voir le coucher de soleil sur les « dunes chantantes » et le lac de la Lune. Les dunes de sable de 250 m de haut surplombent le petit lac. Elles s’étalent sur 40 km de long sur 20 km de large. Ce site légendaire a été transformé en un parc d’attraction pour la population qui vient y faire de la luge, du chameau, du quad etc. Rien de très « nature ». Dommage, le site est beau.</p>
<p>Tôt le matin, nous partons pour les grottes de Mogao ou grottes des « Mille Bouddha ». Notre excitation est grande à l’idée de voir le grand Bouddha de 36 m de haut. Situé en bordure du désert de Gobi, le site s’ouvre dans la falaise sur une longueur de 1 600 m où se trouvent 492 grottes excavées sur trois ou cinq niveaux. Nous n’en visiterons que quelques unes couvrant les différentes périodes du Bouddhisme chinois (IV au XIVe siècle), et les différents courants artistiques venus de l’Inde, du monde iranien, de la Chine de Confucius et du Tibet, véhiculés par les échanges de la route de la soie. Ce site est majeur pour l’art Bouddhiste. Nous découvrons ces peintures et statuaires avec grand intérêt, tant la qualité et la conservation des grottes visitées nous fournissent la possibilité de voir l’évolution des styles et des influences liées à la circulation des idées et des savoirs, dans cette région de la Chine.</p>
<p>Nous nous apprêtons maintenant à quitter cette région : nous allons prendre l’avion, premier et seul vol intérieur de notre périple, pour nous rendre à Lanzhou.</p>
<p>A suivre…</p>
<div class='wb_fb_bottom'><!-- Wordbooker created FB tags --> <fb:like layout="standard" show_faces="true" action="like" font="trebuchet ms" colorscheme="light"  href="http://nomade-aventure-blog.com/2010/08/06/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-2/" width="500"  send="false" > </fb:like> <div style="float:right;"></div></div><div class='wb_fb_comment'><br/></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomade-aventure-blog.com/2010/08/06/sur-la-route-de-la-soie-la-chine-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

