Nomade's land
8nov/11

Retour à Djanet

par Jule


Si l’on insiste autant sur le coté unique de Nomade, ce n’est pas par hasard.

Notre tribu, comme on l’appelle, est, il est vrai, composée d’une pléiade de profils simplement hallucinants. Difficile de faire un choix, tant les expériences humaines, anecdotes quasi-paranormales et rencontres poignantes sont monnaie courante lorsque l’on prend le temps de tailler le bout de gras avec un collègue choisi au hasard.

Pour ce qui est de Lakhdar, le hasard n’a rien à voir là-dedans. Il revient tout juste de Djanet, destination historique pour Nomade. Un spot de notre programmation. Sans nul doute l’endroit où Nomade s’est fait et a acquis ses titres de noblesse. Plus qu’une évidence, recueillir et publier ici-même ses impressions sur ce voyage apparaissait comme un devoir.

Il est 12h30. Le temps est clair mais un poil trop frisquet pour tenter une terrasse. Les formalités d’usage réglées avec notre serveur, Lakhdar entre dans le vif du sujet…

L’écouter, c’est toujours une expérience tant l’homme est un conteur-né. Seulement quelques secondes et, déjà, les premières automobiles parquées le long de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève disparaissent comme par magie. Le sable gagne peu à peu les trottoirs, et soudain, c’est tout le Panthéon qui est happé par les dunes.

Les minutes passent. L’ancien touareg me parle de l’Algérie, de ce désert qu’il connaît si bien. Et de Djanet, sa cité de cœur. Sa voix d’habitude si sûre laisse parfois percer quelques trémolos tant le sujet est sacré : « Voir comment les choses se passent là-bas […], ça me fait mal... »

Car sa présence à Djanet n’était pas fortuite. L’actualité et les événements ayant secoué cette région du globe ont eu pour incidence l’arrêt pur et simple du flux de touristes, et la plongée instantanée des acteurs de tout le secteur dans une situation plus que délicate.

« Les gens là-bas ne comprennent pas ce qui se passe…» L’amalgame avec d’autre pays passe effectivement plutôt mal, tant les soucis liés à la fermeture de l’axe Djanet-Tamanrasset paraissent à des années-lumière du calme environnant.

Lakhdar - Retour à DjanetLakhdar - Retour à DjanetLakhdar - Retour à Djanet

Nomade Aventure a donc, sous la houlette de son meilleur représentant, choisi d’apporter à l’équipe locale une aide financière, modeste mais précieuse, en espérant le retour rapide de jours meilleurs. Une somme que Lakhdar a été chargé de répartir entre les différents intervenants.
Une partie pour les guides, chauffeurs et cuisiniers de Djanet, dont l’aide nous était si précieuse lorsque l’activité était prospère. Le reste à leurs homologues de Tamanrasset, certes moins nombreux mais tout aussi méritants.

Lakhdar le dit lui-même : « Si la somme versée leur a vraiment fait plaisir, il ont surtout été touchés par le fait que l’on pense à eux... ».

On n’en doute pas une seconde.

25oct/11

Sylvain de la jungle

par Sylvain Lenglart / Libre & Nomade

Mardi 11 octobre, de mon hublot je guette les lumières de Kuala Lumpur et aperçois au loin les tours Pétronas qui scintillent, me voici en Malaisie.

Les portes de l'aéroport s'ouvrent, je plonge dans la moiteur sud asiatique. Les souvenirs de mes précédents voyages assaillent mes papilles et le brouhaha de Chinatown envahit mes oreilles. Je suis passé en 1 heure de taxi, d'un film hollywoodien attaché à mon siège dans l'avion, à une réalité toute aussi prenante dont je suis l'un des principaux protagonistes.

Un fried rice au diner, une bonne nuit de sommeil pour amortir les 6h de décalage horaire et me voici à l'avant d'une voiture qui file tout droit vers les mangroves de Kuala Sélangor.

A ma droite, Philippe, Malais originaire de la région de Sabah à Bornéo, petites lunettes perchées sur un sourire inaltérable me vante l'accueil chaleureux des habitants, la gastronomie du pays, et la force de l'économie Malaisienne.

Sylvain - Malaisie - octobre 2011Sylvain - Malaisie - octobre 2011Sylvain - Malaisie - octobre 2011

A peine sortie de la capitale, la richesse du pays défile sous mes yeux : des champs de palmiers cultivés pour leur huile à ma gauche, des milliers d'arbres à latex sur ma droite.

7sept/11

Sin Tchao !

par Julie Copin / Conseillère Asie du Sud-Est

Après 12 heures de vol, nous voila chaudement arrivés à Hanoi. Et oui, il est 08h du matin mais il fait déjà 29°...

Cette première journée libre nous permet de nous mettre dans le bain : balade dans la vieille ville, photo du mausolée d’Ho Chi Minh (oncle Ho pour les intimes), méditation au lac de l’épée, dégustation d’une soupe de nouilles traditionnelle "Pho Bo" et retour à l’hôtel pour une sieste bien méritée. Tous cela, bien évidemment, si vous n’avez pas peur de zig zager entre les scooters pour traverser la route, Hanoi comptant presque autant de scooters que d’habitants !

Julie - Vietnam - juillet 2011Julie - Vietnam - juillet 2011Julie - Vietnam - juillet 2011

En route pour la vallée de Mai Chau, la sortie de Hanoi prend "un certain" temps à cause de la circulation, mais nous en profitons pour voir la ville s’éveiller et observer les constructions vietnamiennes. Le prix du m2 étant très élevé, les bâtisses sont étroites mais élevées... et les échafaudages en bambou haut, très haut… et un peu branlant!

18août/11

L’Islande dans tous ses états…

Par Sylvain Lenglart / Libre & Nomade

Je pensais avoir vu suffisamment de pays pour m'être fait une belle idée de tous les paysages existants… et puis je suis allé en Islande...

La claque : énorme, sauvage, vivant, déchiré, multiple, coloré, hostile, désertique, fumant, bouillonnant, pluvieux, ensoleillé, encaissé, doux, contrasté, incroyable...

Ce pays est fabuleux, on n'y va pas pour les rencontres car avec ses 300 000 habitants, on se sent souvent seul. On y va pour se sentir petit, pour se sentir vivant, pour avoir l'impression de voir naître la terre, de la sentir en activité.

Amoureux de grands espaces, d'aventure et de solitudes; voici une destination taillée pour vous.

Retrouvez le voyage de Sylvain en images
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16août/11

Sur la route de la soie : l’Ouzbékistan

Par Anne

Hier nous étions dans la montagne du côté de Samarcande dans un village au fond d’une vallée-oasis. Nous nous reposions de la chaleur de Boukhara et Samarcande et du rythme soutenue des visites. En nous promenant dans le village qui s’étale sur plusieurs kilomètres, nous sommes arrêtées tout le temps par les « Bonjours » des habitants. Il faut dire que nous sommes hébergées chez l’ancien directeur de l’école, professeur de français et qui pendant 40 ans a enseigné le français dans ce village et le parle très bien. Il a eu le temps de faire des émules.

Cependant les dialogues restent brefs, nous échangeons nos noms et nos âges, nous prenons des photos et sommes aussi beaucoup prises en photos : juste retour des choses !

Mais nous sommes aussi invitées à prendre le thé, et c’est là que les "gaffes" commencent. Sur le tcherpaïa, plateforme située sur la terrasse et sur laquelle on boit le thé, on discute, on mange assis en tailleur ou à demi allongé, nous commençons par mettre les pieds sur la "table", nous le savons pourtant depuis 15 jours nous devrions avoir pris l’habitude ! Nous sommes gentiment reprises. Puis on nous apporte un pain rond toujours délicieux. Le maitre de maison le partage et nous en donne un bout, que nous goutons évidemment ! Mais là, il ne fallait pas, puisque 5 minutes plus tard on nous apporte à chacune un grand bol de lait caillé parfumé aux herbes aromatiques. Nous goutons le lait. Là devant notre flagrant manque de savoir vivre, le maitre de maison prend les choses en main en nous montrant que le pain se met en petits bouts dans le lait et que cela se mange à la cuillère.