Sur la route de la soie : l’Ouzbékistan
Par Anne
Hier nous étions dans la montagne du côté de Samarcande dans un village au fond d’une vallée-oasis. Nous nous reposions de la chaleur de Boukhara et Samarcande et du rythme soutenue des visites. En nous promenant dans le village qui s’étale sur plusieurs kilomètres, nous sommes arrêtées tout le temps par les « Bonjours » des habitants. Il faut dire que nous sommes hébergées chez l’ancien directeur de l’école, professeur de français et qui pendant 40 ans a enseigné le français dans ce village et le parle très bien. Il a eu le temps de faire des émules.
Cependant les dialogues restent brefs, nous échangeons nos noms et nos âges, nous prenons des photos et sommes aussi beaucoup prises en photos : juste retour des choses !
Mais nous sommes aussi invitées à prendre le thé, et c’est là que les "gaffes" commencent. Sur le tcherpaïa, plateforme située sur la terrasse et sur laquelle on boit le thé, on discute, on mange assis en tailleur ou à demi allongé, nous commençons par mettre les pieds sur la "table", nous le savons pourtant depuis 15 jours nous devrions avoir pris l’habitude ! Nous sommes gentiment reprises. Puis on nous apporte un pain rond toujours délicieux. Le maitre de maison le partage et nous en donne un bout, que nous goutons évidemment ! Mais là, il ne fallait pas, puisque 5 minutes plus tard on nous apporte à chacune un grand bol de lait caillé parfumé aux herbes aromatiques. Nous goutons le lait. Là devant notre flagrant manque de savoir vivre, le maitre de maison prend les choses en main en nous montrant que le pain se met en petits bouts dans le lait et que cela se mange à la cuillère.
Sur la route de la soie : le Turkménistan
Par Anne
Trois jours au Turkménistan nous ont permis de découvrir ce pays merveilleux où tout est fait pour le bonheur du peuple !
Notre arrivée déjà : à 3 heures du matin. Nous faisons connaissance avec notre guide qui nous abandonne 500 mètres devant l’aéroport le temps d’aller chercher le mini-bus qui nous conduira à l’hôtel. Jean-Yves et Michèle en profitent pour allumer une cigarette, et moins d’une minute après nous sommes entourés d’un policier en uniforme et de deux de ses collègues en civil qui confisquent nos passeports…nous ne savions pas pourquoi. En fait, au Turkmesnistan, il est interdit de fumer…pour la santé de tous, bien sûr !
Au retour de la guide, l’affaire s’arrange rapidement, heureusement….
A Achgabat, la capitale, les monuments et bâtiments sont en marbre blanc de style soviétique …trèslégers, les palais et les fontaines à la gloire du grand Turkmenbachy, dirigeant après l’indépendance en 1991 sont,au moins, étranges dans ce désert. Les avenues se coupent à angle droit, les grands hôtels à l’allure internationale distribuent uneeau parcimonieuse (ou pas du tout), toujours la même nourriture grasse pour nous éviter la fatigue du choix. Tout est surprenant, parfois moche mais souvent les deux à la fois.
Sur la route de la soie : la Turquie
Par Anne
Voilà un mois exactement que je quittais Paris pour rejoindre Venise sur les traces de Marco Polo. Mon cargo a mis 10 jours pour atteindre la Turquie et retrouver mes compagnes de voyage sur la Route de la soie. Nous sommes trois femmes à faire ce périple de 2 mois et demi jusqu’à Xi’an et j’ai été désignée comme "écrivaine du groupe" par une autre Anne et Michèle. Nos parcours et nos motivations sont différentes, mais notre envie de découverte, de dépaysement et notre curiosité sont les mêmes. Un couple, Michèle et Jean-Yves, nous accompagne jusqu’en Ouzbékistan.
Les premiers caravansérails, nous les avons découverts dès Istanbul et nous avons commencé à imaginer la vie de ces commerçants se croisant et échangeant sur cette Route de la Soie. Notre guide pour la Turquie, Mehmet, connait son pays sur le bout des doigts : de l’ouest à l’est et du nord au sud, de la préhistoire à nos jours. Car bien sur, nous débordons de notre sujet pour comprendre ce qu’il reste de cette Route mythique et la vie des régions que nous traversons qu’elle a profondément influencée.
Pour le moment nous n’avons pas vu beaucoup de soie, sauf quelques foulards à Bursa, mais en revanche d’autres produits qui nous font déjà rêver aussi: des épices, du miel, des gâteaux…ah les baklavas ! Les petites boutiques des souks regorgent de marchandises de toutes sortes, de l’artisanat aux téléphones portables.
De sable ou de sel…
Un titre un peu étrange, digne des meilleures énigmes du vieux barbu de Fort Boyard. Elle peut être de sable ou de sel : c’est la caravane.
Pas évident au premier abord, surtout si pour vous, ce terme ne désigne que la petite maison mobile, harnachée au carrosse d’une certaine catégorie de vacanciers, ou les saucissons géants et autres bouteilles à roulettes précédant les coureurs du Tour de France.
A l’origine, la caravane est un convoi de transport de marchandises. Si le stéréotype reste, la longue file de chameaux sur les dunes entre deux oasis (la caravane de sable, donc…), Nomade ne s'arrête pas la et propose l’équivalent, version AmeSud, où les chameaux ont laissé place aux lamas, et les dunes au lac salé (celui d’Uyuni, en l’occurrence) et aux reliefs splendides du Lipez.
Deux aventures qui n’ont en commun que le terme caravane. Deux expériences humaines très intenses à travers des paysages bien différents mais tous plus remarquables les uns que les autres.
Deux trips inoubliables et uniques en leurs genres.
Alors, vous êtes plutôt sable ? ou plutôt sel ? On vous aide à trancher :
ALGERIE - "Tarakeft", une caravane Nomade en 2010
Départ unique le 20 novembre 2010
BOLIVIE - La caravane de sel
Départs les 6 août, 10 septembre et 1er octobre 2010