Nomade's land
3jan/12

Le métier de guide au Népal…

par Deepak
Le métier de guide de trek s’est développé au Népal après les années cinquante quand le pays s’est ouvert aux expéditions et aux treks. Le métier de porteur existait déjà depuis très longtemps pour acheminer les marchandises en montagne où il n’y a pas de route…Grâce à l’organisation des treks, beaucoup de Népalais peuvent travailler comme guide ou porteur pendant les saisons de treks à l’automne et au printemps et s’occuper de leurs cultures à leur village pendant la basse saison, l’été et l’hiver.

Mon métier de guide… comme beaucoup d’autres guides, je l’ai appris petit à petit en commençant comme jeune porteur, et puis après, comme assistant guide et enfin comme guide… J’étais très jeune et il fallait gagner ma vie pour aider mes parents au village. C’est ainsi que je suis venu à Katmandu et que j’ai commencé à travailler comme porteur pendant plusieurs années. J’ai commencé à apprendre ainsi et j’ai petit à petit acquis de l’expérience. Il y a beaucoup de guides qui ont commencé comme moi, comme porteur et qui avec le temps sont devenus guides et ont maintenant beaucoup d’expérience.

J’ai eu la chance de travailler pour l’agence de Catherine et Durba. J’ai appris les bases de la langue française à l’Alliance Française à Katmandu et j’ai suivi une formation de guide de trek au Népal. Entre 2004 et 2009, grâce à l’agence GST j’ai pu me rendre en France et en 2010, Nomade Aventure nous avait invité Kancha, Babulal et moi pour approfondir nos connaissances du français et de la culture française, pour nous permettre de revoir nos amis de trek et pour participer à des conférences sur le Népal. Cela a été une grande chance pour nous et une expérience inoubliable qui nous a beaucoup appris. Je souhaite que d’autres guides puissent aussi avoir cette chance un jour car c’est vraiment utile pour nous pour comprendre comment c’est chez vous.

Pendant la basse saison, des formations sur la faune, la flore, sur les premiers soins de secours sont organisées par l’agence et des cours de français sont offerts à ceux qui sont motivés. Des formations sont aussi organisées par l’agence pour les cuisiniers afin qu’ils puissent avoir les bonnes connaissances pour cuisiner, pour l’hygiène, pour le traitement des déchets en respectant l’ écologie, ce qu’il faut prévoir pour un trek en bivouac, etc.

A la fin de chaque saison de treks, une réunion générale d’évaluation avec l’équipe de guides, des cuisiniers et le staff de l’agence est organisée pour faire le point sur les treks de la saison, savoir ce qui a bien marché et ce qui doit être amélioré dans les saisons futures. Nous échangeons ainsi nos avis et nos expériences avec les directeurs de l’agence, cela nous permet d’apprendre beaucoup et de nous améliorer encore nos attitudes de guides pour les saisons prochaines.

Comment s’organise l’équipe népalaise qui va accompagner votre trek ?

Lire la suite sur le blog Welcome Nepali

27juil/11

Nomade au sommet… pour de bon !

Par Cécile Vandermarcq

Hello ? Hello !...

Hmmm… on m’appelle ? J’ouvre les yeux. Il fait encore nuit. Et froid. Etrange... Ah non, je me souviens. C’est le grand jour. Et ça commence comme prévu : réveil à minuit et demi. Si si. Oublie ton duvet douillet, fais tes lacets et va dire bonjour à la Lune qui a eu la bonne idée de se dévoiler en entier pour nous faciliter la tâche. Allez !

"Mais qu’est-ce qu’on fait là !?"

…C’est vrai, pourtant, dès le premier jour nous avons su que c’était bien avec l’Himalaya que nous avions rendez-vous. Car c’est un petit-déjeuner avec vue sur le toit du monde qui nous a été offert lors de notre vol matinal entre New Delhi et Leh. Des montagnes à perte de vue, élégantes dans leur manteau blanc, à l’air presque inoffensif vues d’en haut… Un moment magique, l’impression de survoler une carte du monde. Sylvain dort, le nez écrasé sur la tablette ; le voyage a été long… Mais ce n’est pas sa première visite dans le Ladakh, le panorama ne lui est donc pas inconnu. On le laisse dormir...

17juin/11

Nomade au sommet (enfin, peut-être…)

Alors que certains vous promettent l’Everest, chez Nomade on est plus raisonnable, on préfère parler du Stok Kangri. Et on ne se contente pas d’en parler : on part le gravir !

Si le sommet Stok Kangri est 2 686m en-dessous de celui de l’Everest, le gravir coûte tout de même 42 800 euros de moins...

C’est donc à une altitude de 6 121m, en plein cœur de l’himalaya que 4 nomades espèrent bien sabrer le champagne ou boire un verre de thé au beurre salé, le 15 juillet, date de l’attaque finale !

Le challenge est costaud pour nos 4 aventuriers qui sont plus habitués à gravir la Montagne-Sainte-Genevieve pour aller bosser le matin (gros dénivelé, dur pour les mollets), qu’à tondre les yacks pour se tricoter un bonnet et une écharpe.

Qui sont-ils ?

Dans l'ordre :

Maxime Leclercq, Monsieur ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) chez nous, en profitera pour nettoyer les campements des détritus laissés par les autres agences. Son truc à lui c’est le skate board, s’il en retire les roues, il redescendra très vite du sommet.

Sylvain Lenglart s’occupe des voyages libertés et accepte pour une fois de s’organiser et de suivre le guide ! Il faut dire que c’est un ch’ti du plat pays : pour lui un sommet c’est un terril…

Fabrice Oudin, spécialiste des îles et du Moyen Orient, troquera ses tongs et son short contre une paire de moufles et un piolet.

Cécile Vandermarcq épluche vos remarques à vos retours de voyages, et nous attribue les bons points (ou pas...). Elle va laisser son képi au profit d'un bonnet tricoté main. Elle a toujours la classe, on lui fait confiance.