Retour à Djanet
par Jule

Si l’on insiste autant sur le coté unique de Nomade, ce n’est pas par hasard.
Notre tribu, comme on l’appelle, est, il est vrai, composée d’une pléiade de profils simplement hallucinants. Difficile de faire un choix, tant les expériences humaines, anecdotes quasi-paranormales et rencontres poignantes sont monnaie courante lorsque l’on prend le temps de tailler le bout de gras avec un collègue choisi au hasard.
Pour ce qui est de Lakhdar, le hasard n’a rien à voir là-dedans. Il revient tout juste de Djanet, destination historique pour Nomade. Un spot de notre programmation. Sans nul doute l’endroit où Nomade s’est fait et a acquis ses titres de noblesse. Plus qu’une évidence, recueillir et publier ici-même ses impressions sur ce voyage apparaissait comme un devoir.
Il est 12h30. Le temps est clair mais un poil trop frisquet pour tenter une terrasse. Les formalités d’usage réglées avec notre serveur, Lakhdar entre dans le vif du sujet…
L’écouter, c’est toujours une expérience tant l’homme est un conteur-né. Seulement quelques secondes et, déjà, les premières automobiles parquées le long de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève disparaissent comme par magie. Le sable gagne peu à peu les trottoirs, et soudain, c’est tout le Panthéon qui est happé par les dunes.
Les minutes passent. L’ancien touareg me parle de l’Algérie, de ce désert qu’il connaît si bien. Et de Djanet, sa cité de cœur. Sa voix d’habitude si sûre laisse parfois percer quelques trémolos tant le sujet est sacré : « Voir comment les choses se passent là-bas […], ça me fait mal... »
Car sa présence à Djanet n’était pas fortuite. L’actualité et les événements ayant secoué cette région du globe ont eu pour incidence l’arrêt pur et simple du flux de touristes, et la plongée instantanée des acteurs de tout le secteur dans une situation plus que délicate.
« Les gens là-bas ne comprennent pas ce qui se passe…» L’amalgame avec d’autre pays passe effectivement plutôt mal, tant les soucis liés à la fermeture de l’axe Djanet-Tamanrasset paraissent à des années-lumière du calme environnant.

Nomade Aventure a donc, sous la houlette de son meilleur représentant, choisi d’apporter à l’équipe locale une aide financière, modeste mais précieuse, en espérant le retour rapide de jours meilleurs. Une somme que Lakhdar a été chargé de répartir entre les différents intervenants.
Une partie pour les guides, chauffeurs et cuisiniers de Djanet, dont l’aide nous était si précieuse lorsque l’activité était prospère. Le reste à leurs homologues de Tamanrasset, certes moins nombreux mais tout aussi méritants.
Lakhdar le dit lui-même : « Si la somme versée leur a vraiment fait plaisir, il ont surtout été touchés par le fait que l’on pense à eux... ».
On n’en doute pas une seconde.
Mauritanie, le retour !
C'était il y a deux ans. La Mauritanie, victime des actes isolés d'un groupuscule islamiste radical, se voyait privée de la visite du Dakar, et d'un flux discontinu d'amoureux du désert et du pays en lui-même.
La bonne nouvelle : aujourd'hui, tous les voyants sont au vert. Et le pays, injustement boudé, a de nouveau la cote ! (et c'est bien mérité).
D'où notre question. Toute bête :
Les nouveaux paradis
"Siwa, l'autre Sahara" et "Le désert Blanc", deux itinéraires majeurs 100% Nomade, seront la vedette le 18 juillet prochain sur ARTE, du 5ème épisode de "Les nouveaux paradis" consacré à l'Egypte.
Durant une semaine, une équipe d'Arte a suivi Fabrice, chef de produit Moyen Orient, et un groupe de Nomade Aventure parti découvrir cette région.
Après le Brésil, Madagascar, la Polynesie, et le Sri Lanka, ce 5ème opus vous fera découvrir une Egypte loin des clichés pyramidaux. Une Egypte qui impressionne malgré tout et qui mérite alégrement ce qualificatif encore trop peu élogieu de nouveau paradis.
Vendredi 18 juillet 2008 à 20:15 (rediffusion le 25 à 12h00)
"Les nouveaux paradis" (France, 2008, 43mn), ARTE
Réalisation : Laurent Chalet
En collaboration avec les équipes Nomade Aventure.
Apparition et interview de Paul Bedros et de Fabrice Oudin.
Numéro 5 : L'Égypte, l'eau et le sable
Peuplée majoritairement de Berbères, l'oasis de Siwa préserve son environnement et le mode de vie traditionnel de ses habitants. Les Siwis croient au tourisme équitable et au développement durable. Leur réalisation la plus remarquable : un hôtel de luxe sans électricité, bâti selon des méthodes traditionnelles de construction...
Découvrez nos circuits "Siwa, l'autre Sahara" et "Le désert Blanc"