Sur la route de la soie : le Turkménistan
Par Armelle, Isabelle, Jean, Paul et Emmanuel
Ce ne fut pas Tintin chez les soviets, mais un séjour au Turkménistan donne une excellente idée de ce que fut le tourisme dans feu l'URSS.
Après un contrôle des visas particulièrement rigoureux à Sarakhs (sept contrôles de passeport successifs) nous arrivons dans le pays. Un paradis sur Terre ! Eau, électricité, gaz, sel et 120 litres d'essence par mois sont gratuits pour chaque citoyen Turkmène, à condition bien sûr de ne pas se mêler des affaires de M. le président Berdinmohammedov. Après quelques heures son visage nous est vite familier, son portrait ornant de nombreux édifices publics y compris certains hôtels (les hôtels appartenant tous a l'état). On peut le voir ainsi sur de grandes affiches prier (devant les mosquées), habillé en soldat (devant les bâtiments militaires), discutant avec des paysans (devant le ministère de l'Agriculture).
Les infrastructures du pays sont bonnes, grâce à l’argent du pétrole et du gaz dont le pays est riche, et tous les bâtiments officiels récents. Bouygues, notre BTPiste bien connu possède une telle part des marchés que la capitale Ashgabat est surnommée « Bouyguesgrad ». Et la route de la Soie dans tout ça ? Ne boudons pas le plaisir de pouvoir avoir Vodka, bière et narguilé sur la même table. Et de pouvoir admirer les magnifiques femmes turkmènes dans leurs robes multicolores. Du point de vue historique, les restes de la ville de Merv ne font pas justice à l’histoire fascinante de cette ville cinq fois détruite et cinq fois reconstruite. Quelques murs de sable et un mausolée ne valent pas les merveilles que nous avons vues en Iran. Le deuxième jour, nous remarquons que les repas du groupe se prennent systématiquement dans une salle séparée, pour éviter tout contact avec la population (La raison officielle étant que des turkmènes enivrés pourraient perturber notre repas). Youtube est bloqué comme en Turquie et en Iran.
En bref, trois jours de repos dans un bocal, nécessaires après notre périple en Iran, qui donnent une fenêtre surprenante sur le fonctionnement du tourisme soviétique de jadis.
A suivre...
Sur la route de la soie : l’Iran
Par Armelle, Isabelle, Jean, Paul et Emmanuel
Chers lecteurs, nous vous avons quelque peu abandonné depuis notre passage en Iran, tant ce pays nous captive par l’intensité des sites à visiter et par la complexité de sa culture et de son art. Cette route que nous parcourons a été un lieu d’invasions, de circulation des idées, des technologies, du commerce « du beau » et tout ce que nous avons vu a été sous l’influence esthétique de ces échanges . Pour vous aider à nous suivre voilà les grandes lignes de notre trajet :
16 mai
Tabriz avec un arrêt dans le village troglodyte de Kandovan, Zanjān, Soltanieh, Alamut, Téhéran, Ispahan, Persépolis, Shiraz, Pasargades, Yazd, et nous nous dirigeons vers Tabas. Déjà, plus de 4 000 km parcourus. Bon, vous y êtes, donc la frontière !!!! Après que les femmes ont mis leur foulard, que nous avons trempé nos doigts dans l’encre bleue pour déposer nos empreintes et été reçus par le responsable du tourisme, nous voici en présence de notre guide Réza : jeune Iranien de Téhéran, plein de dynamisme, il est venu de Savoie avec son 4x4. Nous partons à la découverte de l’Iran dans son véhicule en double immatriculation Française et Iranienne...
Notre route longe la chaine des Monts Alborz, un magnifique spectacle offert par une nature luxuriante. Nous montons à travers des plantations de cerisiers, mais hélas pour notre gourmandise rien n’est mûre. Notre arrivée à Kandovan ne passe pas inaperçue : nous sommes les seuls touristes européens et le village est en fête. Des autobus pleins de collégiens venus pour la journée visiter le site des habitats troglodytes mais aussi pour bénéficier des vertus de l’eau soit disant thérapeutique...
Sur la route de la soie : la Turquie
Par Armelle, Isabelle, Jean et Paul
La route de la soie : un rêve commun que nous allons partager pendant de longues semaines…
Première étape la Turquie.
Nous découvrons Istanbul, ville mythique avec son Bosphore, cosmopolite, fourmillante, débordante d’énergie, aux visages multiples où se côtoient l’Europe et l’Asie. La construction actuelle d’un métro sous le Bosphore permettra de développer encore davantage les échanges économiques et culturels entre les deux continents...